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Évangiles,  Harmonie des,et cartes n° V). Celle  des Tabernacles était  fort importante

     aussi,mais il n'en est parlé que plus loin; le lecteur pense naturellementà la Pâque,
     dont il a déjà été question. Si l'on préfère la leçonsans article, «une fête des Juifs»--
    leçon fortement attestée etqui a ceci pour elle que l'autre peut être une correction
     inspiréepar le désir de préciser--l'indétermination  même de cette formulesemble
     exclure la Pâque, dont on ne voit pas pourquoi  le nom seraitremplacé ici par une

     désignation aussi vague. Plusieurs exégètes(dont Fr. Godet) optent pour la fête des
     Purim, qui se célébrait aumois d'adar (février-mars).  Dans cette hypothèse, voici
     comment leschoses peuvent se combiner. Parlant à ses disciples, auprès du puitsde

     Jacob, Jésus s'exprime ainsi: (Jn 4:35) «Ne dites-vous pas:quatre mois encore, et la
     moisson viendra?» Interprétés comme ils lesont le plus souvent, ces mots signifient
     qu'on est réellement, dansla plaine de Sichem, à quatre mois de la moisson; ils ont
     donc étéprononcés en hiver. Alors on obtient cette suite normale: passage enSamarie,
     janvier; Purim (Jn 5:1), mars; Pâque (Jn 6:4),avril. Entre la Pâque de la purification du

      temple  et  celle  de  laPassion,  il  n'y en a  qu'une, celle  qui  s'est trouvée  proche de
     lamultiplication des pains. Et le ministère du Christ selon le 4 eévangile peut tenir en
     deux ans et une fraction. Mais est-ilvraisemblable que Jésus ait fait à l'occasion de

     cette fête desPurim, si peu religieuse, un pèlerinage à Jérusalem? Cette objection,dont
     la force n'est pas niable, a une portée chronologique facile àdiscerner. Si Jn 5:1 ne se
      rapporte  pas  à  la  seule  fête  quitombe  entre  janvier  et  la  Pâque, on  a  besoin  d'une
      année  de  plus,  etcela,  qu'il  s'agisse  de  la  Pâque elle-même  (leçon  avec  l'article),
      oud'une des fêtes  qui  la  suivent,  car  dans ce  dernier  cas,  il  y  a  unePâque dont la

     mention est  omise.Un  moyen d'échapper à cette  conséquence nous est  offert
     parl'interprétation qui fait des mots «les champs sont blancs pour lamoisson» la vraie
     allusion à l'état présent des cultures, et de laréflexion «encore quatre mois» une sorte
     de proverbe. Ainsil'entretien pourrait se placer dans la saison qui suivit  la

     premièrePâque. Il est rigoureusement possible que Jésus, après cette Pâque oùil avait
     purifié le  temple  et  après un court séjour dans la  région duJourdain (Jn 3:22),  ait
     traversé la Samarie alors que le blé ymûrissait et ait eu le temps, n'ayant fait qu'une
     brève apparition enGalilée (Jn 4:43,54), de revenir à Jérusalem pour laPentecôte (Jn

     5:1). Mais cette trame paraît bien serrée, et l'onverrait plutôt dans la fête sans nom
     celle des Tabernacles, s'il n'yavait alors la difficulté de savoir pourquoi elle ne serait
     pasnommée au ch. 5 comme au ch. 7. D'autres combinaisons deviennentpossibles, si
     l'on intervertit l'ordre des ch. 5 et 6. On a ainsiJn 6:4, Pâque, et Jn 5:1, Pentecôte; ou

     (en lisant «la fête») Jn 6:4, Pâque annoncée comme prochaine, et Jn 5:1,Pâque célébrée
     à Jérusalem. Mais cette interversion est une solutiontoute conjecturale, que sa seule
     commodité  ne saurait recommandersuffisamment.En somme,  les  évangiles  nous
      apprennent que le  ministère  de Jésusa duré deux ans au moins,  plus une fraction

     d'année antérieure à lapremière Pâque. Et l'on aurait plus de facilité à rendre compte
      detoutes  les  indications  du  4  e  évangile,  si  l'on était  sûr  de  pouvoirajouter  à  ce
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