Page 1581 - dictionnaire westphal
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durenseignement, il prend une valeur singulière par son accord avec laconclusion à

     laquelle on est amené par une tout autre voie. Si c'esten 49 qu'un décret d'expulsion a
     obligé Aquilas et Priscille àquitter Rome, ils devaient être, comme le disent les Actes,
     établisdepuis peu à Corinthe quand  Paul y arriva, trois mois au plus tardaprès le
      début  de  l'année 50.  3.  LES PRINCIPALES ETAPES  DE  LA CARRIERE  DE  SAINT
     PAUL.Les dix-huit mois (si ce n'est plus) du premier séjour de Paul àCorinthe sont

     compris  dans ce qu'on est convenu d'appeler sondeuxième voyage missionnaire  (Ac
     15:36-18:22). Pour juger dutemps écoulé entre le  départ d'Antioche et  l'arrivée  à
      Corinthe,  ilfaut  tenir  compte  et  de  la  longueur de  l'itinéraire  parcouru et

     del'importance des travaux accomplis; il faut compléter le récit desActes à l'aide des
     lettres adressées aux Églises de Galatie et deMacédoine, dont la fondation date d'alors;
     il faut noter, parexemple, que Paul s'arrêta à Thessalonique  assez longtemps pour
     yrecevoir  par deux fois  les  dons des nouveaux chrétiens dePhilippes (Php 4:16).
     L'intervalle doit bien être d'une douzainede mois. Paul s'est donc mis en route vers le

     commencement de 49 oula fin de 48, dans ce dernier cas assez tôt pour pouvoir
     franchir lesdéfilés du Taurus avant le gros de l'hiver. De toute façon, c'est en 48 que
     nous placerons la conférence deJérusalem, ainsi que le conflit d'Antioche, qui

     apparemment l'asuivie de près. Entre Ga 2 et Ac 15, il y a des différencesqui ne sont
     pas toutes faciles à expliquer; mais les concordancesl'emportent: même question,
     traitée entre les mêmes hommes, et pourl'essentiel même accord. Ce sont bien deux
     récits du même événement.On ne peut sans arbitraire identifier le voyage à Jérusalem
     dontparle Ga 2 avec celui qui est mentionné Ac 11:30 et Ac12:25. Là, les circonstances

     sont tout autres: Barnabas et Paul nevont à Jérusalem que pour porter un secours de
     la part de l'Églised'Antioche, et ce secours est remis  aux anciens; les  apôtres ne
     sontmême pas nommés. En outre, le silence de l'épître aux Galates sur lagrande
     réunion racontée Ac 15 ne s'expliquerait que dans le casoù cette épître daterait d'avant

     cette réunion. Et alors, il faudraitadmettre qu'elle a pour destinataires les habitants de
     la Pisidie etde la Lycaonie évangélisés lors du premier voyage de Paul (Ac 13et Ac 14).
     Ces  contrées faisaient  partie,  c'est vrai,  de laGalatie  au sens administratif,  de la
     province romaine de la Galatie.Mais  il vaut mieux ne pas avoir à chercher là les

      Galates  auxquelsPaul s'adresse dans son épître  (3:1),  car  cette  hypothèse«sud-
    galatique» se soutient mal. Les habitants de Lystre oud'Antioche de Pisidie auraient été
     plutôt surpris de s'entendreappeler  du même nom que les descendants  des
     envahisseurs celtes fixésà Ancyre, Pessinonte et Tavium, sous prétexte qu'ils

      étaientgouvernés  par  le  même  légat  propréteur.  Nous  ne croyons pas non plusà la
     possibilité de rapprocher Ga 2 de Ac 18:22. Dans cedernier texte, les mots «étant
     monté et ayant salué l'Église»paraissent bien indiquer une visite de Paul à Jérusalem.
     Mais à cetteépoque il s'était séparé de Barnabas (Ac 15:39). Et rien nedonne à penser

     que cette visite ait marqué dans l'histoire de sesrelations avec les premiers apôtres.
     C'est donc en remontant à partir de 48, date du concileapostolique (Ga 2 =Ac 15), qu'il
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