Page 1584 - dictionnaire westphal
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exclu par lesdéclarations de l'épître aux  Galates. Il est vrai que Paul nementionne

     qu'une visite faite par lui aux apôtres entre sa conversionet la conférence apostolique.
     Mais s'il prend Dieu à témoin del'exactitude de son dire (Ga 1:20), ce n'est point pour
      assurerque l'énumération de  ses  voyages à  Jérusalem  sera  complète.  Il  veutprouver
     qu'il tient son mandat de Dieu et non des hommes (Ga1:11 et suivant). Cette preuve est
     faite puisqu'il n'a vu Pierre etJacques que trois ans après s'être converti, et qu'il n'a

      pas  attenduleur  approbation  pour prêcher l'Évangile.  Cependant les  «colonnes
     del'Église» ont expressément reconnu la validité de sa mission, et ilveut aussi qu'on le
     sache. C'est pourquoi il parle ensuite del'entrevue de 48. Mais quand il dit: «Je montai

     de nouveau àJérusalem» (Ga 2:1), rien ne force à croire que ce denouveau signifie pour
     la seconde fois. Il ne serait guère utileà son dessein de noter qu'on l'a vu une fois à
     Jérusalem dansl'intervalle, à un moment où Pierre n'y était probablement pas. (cf.Ac
     12:17) S'il mentionne sa promesse d'intéresser les Églisesdes Gentils au sort de la
     communauté primitive, c'est que cettepromesse, à laquelle il n'a pas manqué de faire

      honneur (Ga2:10),  a la  valeur  d'un gage d'union. Il  n'est pas obligé  pour celade
     rappeler que déjà auparavant il était venu avec Barnabas, commedélégué de l'Église
     d'Antioche, alors qu'il ne s'agissait que desecourir des frères durement éprouvés. De

     45/46 à 48, on a le temps voulu pour le voyage missionnaireraconté aux ch. 13 et 14
     des Actes, et pour le séjour de quelquedurée que Paul et Barnabas firent à Antioche
      (14:28)  avant de  serendre à  la  conférence de  Jérusalem.  Après les
     nouvellespérégrinations qui remplissent l'année 49, vient l'important séjour àCorinthe
      dont on peut, grâce au synchronisme que nous avons étudié,faire  le  pivot  de la

     chronologie paulinienne, et qui s'étend selonnous du début ou du printemps de 50 à
     l'automne de 51. De retour àAntioche, Paul y resta un «certain temps» (Ac 18:22),c'est-
    à-dire  sans doute y séjourna pendant l'hiver  de 51 à 52. Puisil  se remit  en route et

     parcourut la Galatie et la Phrygie,«fortifiant tous les disciples» (Ac 18:23). On ne nous
     dit pascombien cette tournée apostolique prit de mois, mais il nous paraîtexcessif de la
     faire durer jusqu'au printemps de l'année suivante.Disons seulement que l'année 52
     devait être à son déclin quand,  deshautes  régions de l'Asie Mineure, Paul arriva à
     Éphèse. Le séjour qu'il fit dans cette ville fut long, riche en travauxet en combats (Ac

     19,1Co  15:32 16:9,2Co 1:8  et suivants), etcoupé par un voyage à Corinthe (2Co 2:1
     12:14 13:1  et  suivant).Dans son discours de Milet,  adressé aux anciens de l'Église

      d'Éphèse,il évalue  à  trois  ans la  durée de  son ministère  au milieud'eux  (Ac  20:31).
     L'auteur des Actes indique trois mois deprédication à la synagogue (Ac 19:8) et deux
     ans d'enseignementà l'école de Tyrannus (Ac 19:10). Mais il est possible que cesdeux
     chiffres n'embrassent pas la totalité du séjour: il faudrait yajouter le temps que Paul
     resta en Asie après avoir envoyé Timothéeet Éraste en Macédoine (Ac 19:22). D'autre

     part, en disant«trois ans», l'apôtre peut arrondir son total. On ne doit pas êtreloin de
     compte en admettant que cette période éphésienne a commencéen 52 (automne) et
     s'est terminée en 55 (printemps), ce qui fait deuxannées et demie. En Macédoine, où il
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