Page 1580 - dictionnaire westphal
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supportait  mal  le  climatde  la  Grèce  (Sénèque,  Ep. mor.,  104:1).  Tibère  avait  décidé

     queles magistrats chargés d'un gouvernement provincial auraient àquitter Rome avant
     le I er juin, date à laquelle Claude substitua leI er avril, puis le milieu du même mois,
     ou plus exactement le 13,jour des ides d'avril (Dion Cass., LVII, 14; LX, 11 et 17). C'est
     àcette dernière disposition que Gallion a dû se conformer. On peutdonc admettre qu'il
     était à son poste vers le milieu de mai. Dequelle année? Il a été proconsul de 51 à 52

     suivant les uns, de 52 à53 selon les autres. La première opinion nous paraît être la
      bonne.Il  est  assez  clair  que  ce  proconsulat n'était  pas  à  son  début quandle rescrit
     impérial fut communiqué aux Delphiens. En effet, siGallion y est nommé, c'est sans

     doute parce qu'il avait eu às'occuper des affaires de Delphes et probablement parce
     qu'il enavait fait rapport à l'empereur. Cela suppose  des pourparlers et
     unecorrespondance  qui ne trouvent pas bien leur place entre la venue dunouveau
     proconsul, entré en charge au printemps, et l'expédition dela lettre impériale, car enfin
     le I er août est un terme extrême: cen'est pas la date même de la 27 e acclamation,

     mais une date oùcelle-ci était chose faite. Par contre, si Gallion a quitté son posteen
     mai 52, rien n'empêche que son nom figure sur une pièce officielledont la date soit de
     peu antérieure à la fin de son gouvernement. Reste à savoir à quel moment de l'année

     51 à 52 Paul a comparudevant le magistrat romain. La façon même dont Luc introduit
     le récitde cette affaire (Ac 18:12) donne à penser qu'il s'agit d'unnouveau proconsul.
      C'est  parce que Gallion  est  nouveau venu que lesJuifs  espèrent lui  arracher une
     sentence contre l'apôtre. C'est parceque la magistrature de Gallion ne touche pas alors
     à sa fin que Paulpeut ensuite rester à Corinthe un temps assez long (Ac 18:18)sans

     être inquiété. Ces considérations nous invitent à placerl'accusation juive à un moment
     peu éloigné de l'entrée en charge duproconsul, en juin par exemple ou au
      commencement  de  juillet  51,  etl'embarquement  de  Paul  pour  la  Syrie  en  automne,
      avant  la  mauvaisesaison qu'évitaient  autant que  possible  ceux  qui  se  proposaient

      denaviguer. Ainsi  on a  l'espace voulu,  quelque chose comme  trois  mois,entre  sa
     comparution et son départ. Tirons maintenant parti du textequi dit que Paul demeura
     à Corinthe un an et six mois (Ac18:11). Si ces dix-huit mois comprennent la totalité du
     séjour,ainsi qu'on l'admet en général, il en résulte que Paul est arrivé àCorinthe au

     printemps de l'année 50. S'ils se rapportent seulement àla partie du séjour qui a
     précédé l'épisode de Gallion, c'est depuisle milieu de l'année 51 qu'il faut compter en
     remontant, et l'arrivéede Paul coïncide avec le début de 50. L'écart est de peu
      d'importance.  Ce  résultat  reçoit  une confirmation  qui n'est pas à  négliger.Paul  fit  à

     Corinthe, dans les premiers temps de son séjour, laconnaissance  d'Aquilas et de
     Priscille, Juifs du Pont chassés de Romepar un édit de Claude (Ac 18:2), le même dont
     la mention setrouve dans Suétone  (Claud.,  25).  Un  historien  chrétien  du V  esiècle,
     Orose (Hist. adv. paganos, VII, 6), donne pour date à cetédit la 9 e année de Claude (25

     janv. 49-25 janv. 50). Il est vraiqu'il dit emprunter cette indication à Josèphe, et qu'elle
      ne  figurepas  dans les  oeuvres de cet  auteur. Mais  quelle  que soit  l'origine
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