Page 1380 - dictionnaire westphal
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V esiècle contiennent encore dans le N.T. des ouvrages tels que l'épîtrede Barnabas, le

      Pasteur d'Hermas et  les  ép.  de Clément.  Jusqu'au X esiècle,  nous trouvons des
      manuscrits  du N.T.  qui  n'ont pas  l'Apoc,tandis que celle-ci  se  rencontre  dans des
     manuscrits théologiques. Ce n'est qu'en 1672, au synode de Jérusalem, que le canon
     del'Église orthodoxe fut  solennellement  clos  avec ses vingt-sept  livreset  en tout
     semblable (moins la question du texte) à celui de l'Égliseromaine. L'Église nationale de

     Syrie (nationale depuis le baptême de sonroi Abgar IX, vers 200), qui parlait le
     syriaque et avait pour centrenon pas Antioche, ville cosmopolite, mais Édesse
     (aujourd'hui Ourfa), eut un développement à part et une histoire à elle. Dès170, elle

     posséda, au lieu des quatre évangiles, une combinaison deceux-ci en langue syriaque:
     le Diatessaron de Tatien. Jusqu'après400,  c'est sous cette forme presque
     exclusivement qu'elle voulutconnaître et commenter la vie et l'enseignement de Jésus.
      Il  existaitbien  depuis 200 une traduction des quatre évangiles,  des «séparés»ainsi
     qu'on les nommait, mais elle ne parvint pas à gagner la faveurpublique au point de

     supplanter le Diatessaron. Ce n'est qu'au V esiècle, et non sans luttes, que celui-ci fut
     mis  hors d'usage. Une  liste  découverte au Sinaï et  datant du IV e siècle  (Can.Sin.)
     nous renseigne sur le canon de l'Église syriaque à cetteépoque. Il comprenait, outre les

     quatre évangiles, les ép. de Paul,parmi lesquelles Héb., en bonne place, non à la fin, et
     Actes. Il nerenfermait donc ni l'Apoc, ni les ép. cathol.; il s'y trouvait parcontre une ép.
      attribuée à  Paul  (3e  aux Cor.)  et  la  réponse desCorinthiens  à  Paul.  A partir  des
     premières années du V e siècle, une partie del'Église nationale syrienne se rapprocha
     de l'Église d'Orient. C'estalors que parut, vers 430, la première «Peschitto» (la simple)

     duN.T. Celle-ci, au cours de ses révisions diverses, admitsuccessivement les sept ép.
     cathol., que tous les chrétiens syriensfurent du reste loin d'adopter unanimement. L'
     Apo ne fut reçue quedes  siècles plus tard, surtout dans les milieux monophysites.

     Parcontre, les  Nestoriens,  qui se séparèrent de l'Église  et,  chassés deSyrie,  se
     réfugièrent en Perse, conservèrent le canon de la 1 rePeschitto (quatre évangiles, Act.,
     quatorze ép. de Paul, Jacq., 1Jean,1 P.).  Lors de la Renaissance, les humanistes,
     Érasme en particulier,n'ignorèrent pas l'histoire  du canon et les doutes qu'elle
     faitnaître au sujet de l'apostolicité et donc de l'autorité de certainslivres du N.T. Mais

     ils  étaient prudents et ne voulaient pas avoird'affaires avec l'Église, aussi ne
     poussèrent-ils pas très loin leursrecherches dans ce domaine. Pour les protestants, la
     question du canon constitua un problèmedélicat. Ils se fondèrent sur les Écritures

     pour élaborer leurdoctrine, confirmer  leur foi  et  combattre le  catholicisme.
     Mais,pouvait leur répondre ce dernier, et il ne s'en fit pas faute, cesÉcritures que vous
     invoquez pour vous soustraire à mon autorité,elles sont miennes, c'est moi qui les ai
      choisies,  moi  qui  les  aicanonisées; que vous le  vouliez  ou non, vous acceptez la  loi
     d'unlivre catholique! Pour ne plus rien devoir au catholicisme, Lutheressaya d'élaborer

     un nouveau canon. Identifiant le christianisme avecla proclamation du salut par la foi,
     il  déclara que les livresenseignant le salut par la foi étaient seuls apostoliques et
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