Page 1379 - dictionnaire westphal
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livresqu'elle canonise variera encore, ces livres eux-mêmes sont ceux dontsa compose

     notre N.T. Grâce à l'influence d'Augustin, l'Afrique du N.adopta le canon romain dans
     les synodes d'Hippone (393) et deCarthage (397 et 419). C'est le Concile de Trente qui,
     en 1545, a officiellement  etdéfinitivement  fixé le canon de l'Église catholique, en
     décrétantl'égalité parfaite des vingt-sept livres qui le composent, en lesclassant dans
      l'ordre  où nous les  possédons aujourd'hui et  en  mettantl'autorité  de  la  Vulg,  (texte

     latin) au-dessus de celle du texteoriginal. En passant à l'Église grecque, nous entrons
     dans une histoirebeaucoup plus complexe. Ici, «l'Apostolique» est extrêmement riche
      ettouffu,  et  l'on n'arrivera  à  en  arrêter  le  contenu qu'au prix  delongs efforts  et  de

     laborieuses amputations. Durant tout le III esiècle, p. ex., les théologiens emploient
     couramment le Pasteurd'Hermas comme canonique, et Méthodius d'Olympe (Mort en
     311) placedans son canon l' Apo de Pierre. Deux hommes s'appliquèrent à mettrede
     l'ordre dans cette confusion. Ce furent Origène (185-254) etEusèbe de Césarée (260?
    -340?). Origène établit  trois catégories delivres chrétiens en prenant pour norme

     l'opinion générale de lachrétienté: 1° Les ouvrages reconnus de tous pour apostoliques
     et canoniques (homologoumènes), à savoir: quatre évangiles, Act., Apoc, 1Pi.,1Jean, les
     ép. de Paul (il n'en précise pas le nombre, sachant quel'Occident ne veut pas de l'épître
      aux Heb  qu'il  tient,  lui,  pourcanonique).  2°  Les  ouvrages contestés  (antilégomènes),

      quisont  Heb,  2Pi, 2 et 3Jean; plus bas dans ce groupe: Judeet Jacq., et plus bas
     encore, peut-être Hermas.  3° Les ouvrages décidément inauthentiques et
     parconséquent à rejeter (pseudê), qu'il énumère parce qu'ils étaientencore connus et
     utilisés dans son milieu et qu'il s'agissait de lescombattre. Eusèbe  reprend, en la

     modifiant un peu, la classificationde l'illustre maître qu'il admire. Comme lui il croit
     que l'épîtreaux Heb est paulinienne. Ce qu'il y a de nouveau dans son canon,c'est qu'il
     relègue décidément Hermas au rang des livres à repousseret qu'il place l' Apocalypse

     soit parmi les livres de la première catégorie(il se souvient du jugement d'Origène), soit
     parmi ceux de latroisième  (il  songe à l'opinion défavorable de l'Église d'Orient). Les
     sept ép. cathol. reçurent peu à peu droit de cité dans lecanon. Leur nombre sacré de 7
     dut contribuer à les faire admettre enbloc. Ce n'est qu'à propos de l' Apo que l'accord
     avec l'Égliseromaine fut  lent  à s'établir.  Nous possédons un assez grand nombre

     delistes des livres canoniques grecs datant de la fin du IV e siècle;toutes, à part (sauf
     erreur) celle d'Athanase  (367), comptentvingt-six livres dans le N.T.,  c-à-d. n'y
     comprennent pas l' Apo Iln'y a plus de place dans ces listes pour les livres douteux.
      Ou  bienun ouvrage est  canonique, ou bien  il  ne l'est  pas.  Quoique Athanasefît

     minorité,  la considération dont il  jouissait était si grande quece fut pourtant son
     opinion au sujet de l' Apo et son désir deréaliser dans le domaine du canon l'unité avec
     l'Occident quifinirent par prévaloir. A partir de 400, le nombre des partisans del' Apo
     en Orient se mit à croître. Vers 500, André de Césarée publiale premier commentaire

      grec  sur  ce  livre.  Toutefois,  la  libertérelative  des  premiers  siècles  subsista  plus
     longtemps que dans lecatholicisme romain. De très importants manuscrits des IV e et
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