Page 1726 - dictionnaire westphal
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un  seul  baptême,  le  baptêmeen Christ.  Il  mentionne,  après  ceux qui  prétendent le

     suivre,  et quisont les  premiers  désavoués, les  partisans  d'Apollos.  On asupposé
     qu'Apollos  était plus ou moins responsable de cet état dedivision, qu'il prêchait un
      baptême  d'initiation  analogue à  celui  descultes  à  mystères  (Heinrici),  qu'il  fut  un
     précurseur des gnostiquesmarcionites (Farrar). Les textes (1Co 3:6,8 16:12) montrent,
     aucontraire, qu'il n'existait entre Apollos et Paul aucune opposition,aucune rivalité (B.

     Weiss, Schmiedel, Godet, Lietzmann). Avec sestalents extérieurs et sa science étendue,
      le  docteur alexandrin avaitgroupé autour de  sa personne un cercle  d'admirateurs
     exclusifs etenthousiastes. Férus de beau langage et d'abstractions, ilsparaissent visés

      dans le  passage où Paul attaque la  sagesseorgueilleuse (1Co  2:6-3:4).  Par réaction
     contre ceux  d'Apollos,un  parti de Paul s'était constitué; mais les principes n'étaient
     pasen cause. Il en allait autrement du parti de Pierre, qui s'opposait auxdeux autres.
     On ne voit  pas qu'il soit  visé  particulièrement  en1Co 3:10-23, dont le  ton n'est pas
     plus acerbe qu'en 1Co3:5,9 ou 1Co 2:6-3:4, où il peut être question de ceuxd'Apollos.

     C'est en dehors de l'épître qu'il faut rechercher ce quepouvaient être ceux de Pierre. Ils
     se vantaient de posséder latradition chrétienne primitive. Ils se réclamaient de Pierre,
      leprincipal  des témoins  oculaires  de la  vie  de Jésus. Peut-être  Pierreétait-il  passé à

     Corinthe (cf.  Eusèbe,  H.E.,  II,  25;  cf.  1Co9:5).  La plupart  de  ses  partisans  étaient
     probablement desjudéo-chrétiens (Harnack, Bousset).  Les termes, le contexte et la
     construction du passage (1:12)rendent probable l'existence à Corinthe d'un quatrième
     parti:  leparti de Christ.  Certains auteurs ont tenté d'opposer  la formule:«et  moi de
     Christ» à celles qui précèdent, comme la formule de Paul,formule d'union proposée à

     tous les  partis  (Calvin,  Eichhorn, Bleek,von  Dob-schùtz, Reitzenstein,  Lake). Cette
     opinion séduisante seheurte à l'ordonnance de la phrase, qui unit les quatre formules
     etne permet pas d'opposer la dernière aux trois autres. Elle est viséeen même temps
     que les autres, et particulièrement, par l'exclamationindignée: «Christ est-il divisé?» ce

     qui veut dire également: Christest-il un chef de parti? Quelques auteurs, embarrassés
     par le texteet par l'explication à lui donner, ont conclu à l'interpolation dupassage: «et
     moi, de Christ» (J. Weiss, Heinrici, Goguel). Lamajorité des critiques n'ont pas jugé que
     la difficulté du textejustifiât ce traitement, et ont admis l'existence d'un parti deChrist.

     Mais quel est ce parti? Est-il  celui des meilleurs  qui,outrés du particularisme  des
     autres, ne se réclament que du Christ(Rückert, Hofmann, Renan)?  Dans ce cas,
     pourquoi l'apôtre lesblâme-t-il?  S'agit-il de pagano-chrétiens faisant de l'Évangile
     unephilosophie morale et de Jésus un nouveau  Socrate (Neander,Olshausen);  de

     messianistes sectateurs, non de Jésus, mais du Christjuif (C.  Schmidt, Godet); des
     partisans d'un certain Crispus(Perdelwitz)? Ces hypothèses sont toutes plus ou moins
     fantaisistes.Christian Baur a le mérite d'avoir bien posé la question. Il a mis enavant
     un texte précis: 2Co 10:7, où Paul écrit: «Si quelqu'unprétend  être de Christ, qu'il

     tienne compte de ceci: de même qu'ilest de Christ, nous le sommes aussi.» Or, dans ce
     passage, Paul viseses adversaires judaïsants les plus acharnés. Voilà sans doute la
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