Page 1729 - dictionnaire westphal
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CORINTHIENS (2 e épître aux)
    Cette lettre, au moins la quatrième aux Corinthiens, est la secondedes deux qui nous
     ont été conservées (cf.  art. précéd., Introd.).I Le contenu.  1.  PLAN ET ANALYSE.

     PREAMBULE, 2Co 1:1,11. (a) L'adresse (2Co 1:1,2) mentionne nonseulement l'Église
     qui est à Corinthe, mais aussi tous les saints quisont dans toute l'Achaïe. L'Évangile a
      donc rayonné dans toute  laGrèce  méridionale,  depuis  la  fondation  de  l'Église.  (b)

     L'action de grâces  (2Co 1:3-4) nementionne pas l'état de la communauté, ce qui est
     significatif(cf.art. précéd., I,préamb.);elle est toute personnelle, ce qui l'estégalement.
      (c)  L'argument  (2Co  1:5-11)  expose lesraisons  pour lesquelles  Paul  rend grâces,  et
     prépare son apologiedevant une Église où son prestige  et son autorité  sont
     gravementcompromis. L'apôtre fait appel, en même temps, aux meilleurssentiments de

     ses lecteurs, en faisant allusion à une épreuve où savie fut en jeu (2Co 1:8 s). On
      songe  habituellement  à  un risqueextérieur:  emprisonnement  et  menace d'une
     condamnation  adbestias , (cf.  1Co 15:32, pris au sens figuré par la majoritédes

     interprètes; au sens propre par Holsten, Godet, Weizsoecker, J.Weiss, Goguel) émeute
     de Démétrius, etc.; mais on peut songer aussibien, peut-être mieux, D'après les termes
     du passage, à une maladiegrave. Quel qu'il fût, cet événement était bien digne de
     réveiller,chez les Corinthiens, une sympathie et une affection endormies.I° PARTIE: LE
      PASSÉ, 2Co  1:12-7:16.  (a)  Apologie personnelle  (2Co  1:12-2:17).Paul  proteste  de  sa

     sincérité, de sa fermeté et de son affection,répondant indirectement aux attaques de
     ses adversaires. Dans sacorrespondance  avec les Corinthiens, il a toujours écrit ce
     qu'ilpensait (2Co  1:13). Ses changements de projets ne sont nullementl'indice d'un

     manque  de loyauté ou de décision (2Co 1:15-24). Ilfait preuve d'indulgence  et de
     modération, en demandant, pour celuiqui l'a offensé, des ménagements et le pardon
     (2Co 2:6,11). [Ilne peut s'agir ici de l'incestueux de 1Co 5:1,5].  (b)  La gloire du
     ministère (2Co  3:1-6:10).Suivant  le  tour dialectique  de sa pensée, l'apôtre s'élève de
     faitsparticuliers à des principes généraux, d'où son raisonnement descendensuite vers

     le  concret avec une célérité et une puissance accrues.De  sa vocation personnelle, il
     s'élance à la contemplation duministère chrétien. Il en découvre la liberté,  la
     spiritualité et lagloire immortelle. Il revient alors à son apostolat, et constatequ'il rend
     fidèlement l'image de ce glorieux idéal: Paul estparfaitement libre, il fait tout au grand

     jour, et ne craint lejugement de personne (2Co  3:12-4:2);  en lui se manifeste
      lapuissance de vie  et  de résurrection  du Christ,  avec tous les  espoirsde cette
     expérience (2Co 4:7-5:8); c'est d'une manièrespirituelle qu'il connaît toutes choses et le
     Christlui-même (2Co 5:16). Il a répudié, non pas une connaissance duChrist en chair,

      qu'il  aurait  autrefois  rencontré  pendant sa  vieterrestre,  mais  une connaissance
     charnelle, c-à-d. 1mparfaite etgrossière, du Seigneur qui est l'Esprit.  (c)  (2Co  3:17)
      Union de Paul et de la communauté  (2Co 6:11-7:16).En termes émouvants, Paul
     supplieles Corinthiens de lui faire place dans leurs coeurs, comme il leur afait place

     dans le sien (2Co  6:11,13 7:2,1).  Ce passage estcoupé en deux tronçons par des
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