Page 1730 - dictionnaire westphal
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exhortations sur d'autresthèmes (2Co 6:14-7:1).2 e PARTIE: LE PRÉSENT, 2Co 8:1-
9:15.Puisque l'apôtre a en eux une telle confiance, que ses lecteurs lajustifient en
achevant chez eux la collecte en cours. La Macédoineleur a donné l'exemple; qu'ils le
suivent promptement etgénéreusement. La distribution de ces offrandes aux chrétiens
pauvresde Jérusalem sera une source abondante d'actions de grâces quiuniront tous
les fidèles.3 e PARTIE: L'AVENIR, 2Co 10:1-13:10.Ici l'épître change brusquement de
ton. L'apologie reprend avec unevigueur accrue. Paul se défend en attaquant. Ce qu'il
est en paroles,il le sera en actes. Ceux qui le taxent de forfanterie, ces fauxdévots qui
se prétendent chrétiens par excellence, le constaterontbientôt à leurs dépens (2Co 10).
Paul se vantera aussi, maissans orgueil. Il sait le peu que valent tous les mérites et
tous lesavantages; il les méprise tous, en les possédant tous; il n'est pasde ceux
auxquels on peut lancer ironiquement: ils sont trop verts.D'ailleurs, serait-il oublieux
de sa misère que Dieu la luirappellerait par une infirmité mystérieuse: l'écharde dans
lachair (2Co 12:7 s). Ses travaux l'ont accrue, peut-êtreprovoquée, s'il est vrai que vers
45 ans, au début de ses voyagesmissionnaires, il frappait les regards par son aspect
robuste (ActaPauli et Tkecloe). Cette faiblesse, non point constitutive, maisacquise au
service du Christ, est devenue, pour le Seigneur,l'occasion de tels miracles spirituels
que Paul y trouvera sagloire (2Co 12:9 s). L'apôtre va venir à Corinthe; il
agiraénergiquement. Ceux qui sont dans la vérité n'ont rien à redouter: ilne peut rien
contre la vérité (2Co 12:19-13:10).CONCLUSION, 2Co 13:11,13.Paul conclut
brièvement par des exhortations, des salutations et unebénédiction. 2. LA LANGUE,
LE STYLE ET LES IDÉES. (a) La langue n'a rien de particulier, sinon unnombre
relativement élevé d' «hapax» (92). Dans les passagespolémiques, le style est plus vif,
heurté et saccadé qu'en aucuneautre épître, y compris Galates ; par ses effusions, ses
éloges, sesbrusques variations, ses éclairs de fureur et d'ironie cinglante, ilcontraste
avec le ton de 1 Cor., mesuré jusque dans l'angoisse etl'indignation. (b) Les idées
abstraites sont encore plus raresqu'en 1Co; les notions pratiques, moins nombreuses
et moins variées,apportent cependant des renseignements utiles pour la
compréhensionde l'ecclésiologie paulinienne (cf. art. précéd., I 2 ° b). Ladialectique
paulinienne, telle qu'elle se présente surtout en Rom.,offre, ainsi qu'on l'a noté, un
exemple typique dans la premièrepartie. La pensée de Paul paraît enfin avoir subi une
évolutionimportante de 1 à 2Co (cf. art. précéd., I 2° 6). 2Co 4:7-5:6 exprime une
expérience quasi johannique derésurrection intérieure et de vie éternelle en Christ.II
L'authenticité et l'intégrité . (cf. art. précéd., II). 1. Les témoignages sont moins
nombreux et moinsanciens que pour 1 Cor., sans doute en raison du caractère
trèspersonnel de l'épître; mais ils sont pourtant fréquents et sûrs, àpartir de la lettre à
Diognète et du Canon de Marcion. 2. L'authenticité est aussi peu discutée quecelle de 1
Cor.; les deux épîtres ont eu le même sort dans l'histoirede la critique: elles ont été
attaquées par les mêmes raresextrémistes, avec des arguments semblables; elles se
défendentsemblablement. Avec ses multiples traits personnels et sa

