Page 1721 - dictionnaire westphal
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ne sont pas dessophistes qui se prêchent eux-mêmes. Il est déraisonnable  de

     lesopposer l'un à l'autre. Chacun n'est qu'un instrument du salut, unouvrier dans une
     construction qui les dépasse tous (1Co13:6-4:5). (e) L'humilité est donc, pour tous, le
     plusélémentaire  et  le  plus urgent des devoirs.  Les Corinthiens sont unexemple des
     dissensions que l'orgueil peut produire. Ils appellentsur eux, tour à tour, le sarcasme,
     l'indignation et la pitié. Qu'ilsprennent garde, car Paul pourrait venir! (1Co 14:9,11)2 e

     partie: TROIS QUESTIONS GRAVES  AUX SOLUTIONS  URGENTES,1Co 5:1-6:20.La
     nature et la valeur de son apostolat étant bien affirmées  auprèsde tous les
     Corinthiens, l'apôtre passe aussitôt. par une suitenormale, aux problèmes de solution

     urgente. (a) Le cas de l'incestueux (1Co 15:1,13). Unmembre de la communauté vivait
      avec la  seconde femme  de son père.Paul  condamne ce  crime  et  l'indulgence de
     l'entourage. Faisantpeut-être allusion à la loi romaine (Ramsay) qui interdisait
     desemblables unions, et  qui  était  connue, sinon appliquée, à Corinthe,Paul  déclare
     qu'un, tel fait ne serait pas toléré même chez lespaïens. Le coupable doit être livré à

     Satan pour la destruction de lachair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur
     (verset 5).Il  ne s'agit pas d'une  simple excommunication, qui n'aurait pas detelles
     conséquences (malgré  Maclean et  ceux qui voient à tort,  en2Co 2 et 2Co  7,  des

     allusions au cas de l'incestueux).Est-ce une malédiction où Satan est envisagé comme
     l'instrument deDieu? (Godet). Cela paraît peu probable, étant donné la constructionde
     la phrase et la démonologie de Paul. Ce pourrait être l'adaptationchrétienne d'une
     formule  d'imprécation (Lietzmann, Goguel),  mais  sansmagisine païen cf.  Ac 5:5,10
     13:11, Ac Pétri2, Ac Johannis 86. (b) La question des litiges (1Co 6:1,8).Paul condamne

     ceux qui, non contents d'avoir entre eux desdifférends, les portent devant des païens.
     Il ne s'agit sans doutepas  de délits graves, relevant du magistrat romain, que
      Paulrespecte,  mais  de cas  d'arbitrage (Ramsay).  (c)  La question  des moeurs  (6:9-20)
      était  déjàsoulevée  par  le  cas  de  l'incestueux.  Paul  y  revient  pour définir  laliberté

     chrétienne, et pour condamner l'antinomisme des libertins.Pécher contre le corps, c'est
     profaner le temple de l'Esprit.3° partie: LES QUESTIONS POSÉES  PAR LES
     CORINTHIENS, 1Co7:1-15:56.Les sujets sont de nature et d'importance diverses, d'où
     un certaindésordre qui n'est pas imputable à l'apôtre uniquement. (a) Le mariage (1Co

     7:1-40) a desrapports naturels avec la question des moeurs qui vient d'êtreenvisagée.
     Il ne semble pas que les Corinthiens se soient trouvés endanger  d'ascétisme, mais
     plutôt de latitudinarisme. Les deuxtendances ont pu se rencontrer inégalement; il faut
      l'admettre  si  lesverset  88,38 ont  le  sens probable adopté par la  majorité  des

     exégètescontemporains: il s'agirait ici de mariages ascétiques, de mariagesblancs, que
     les conjoints pouvaient se sentir libres de prolongertels quels ou bien de transformer
     en mariages effectifs. Paul, qui ades sympathies marquées pour l'attitude ascétique et
     préfère lecélibat,  a pourtant le bon sens de défendre le mariage ordinaire, àla fois

      contre  ceux qui  le  proclament  vil,  en  le  supprimant,  etcontre  ceux qui  le  déclarent
     nécessaire en l'avilissant. Il est bonpour chacun de rester dans la situation où il se
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