Page 1724 - dictionnaire westphal
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s'élève, en 1Co 13, jusqu'au niveau des plus bellesenvolées johanniques. L'amour est
présenté comme la vertu et le biensuprêmes. Les notions pratiques prépondérantes en
1Co ne sontaucunement négligeables. Par les horizons qu'elles ouvrent sur lamission
chrétienne primitive, sur l'activité de l'apôtre, sur lemilieu de cette activité, sur la vie
intense et variée, pleine derisques, de problèmes, d'imprévus, d'une vaste
communautépaulinienne, elles constituent l'introduction indispensable àl'ecclésiologie
d'Èph., et le fondement d'une saine théorie del'Église.II L'authenticité et l'intégrité.
1. L'AUTHENTICITÉ ne fut jamais contestée que par unpetit nombre d'extrémistes,
dont les opinions bizarres n'ont guèreque le mérite de leur étrangeté. Avec Romains,
2Cor., Galates, 1Coappartient au groupe des quatre grandes épîtres que Baur, le chef
del'école de Tubingue, considérait comme inattaquables. A. Les témoignages des
premiers siècles. Vers l'an 90,Clément de Rome, écrivant aux Corinthiens, se réfère
expressément àla lettre de Paul. Le passage typique est celui-ci: «Reprenezl'épître du
bienheureux apôtre Paul: Que vous a-t-il écrit,premièrement, au commencement de
l'Évangile? En vérité, il vous adonné des directions spirituelles sur lui-même, Céphas
et Apollos,parce qu'alors déjà vous vous livriez à des préférences» (ch. 47). Onrencontre
des allusions à 1 Cor., dont certaines ont le caractère decitations, dans les épîtres
d'Ignace, de Polycarpe, dans le Pasteurd'Hermas, l'épître à Diognète, la Didaché, dans
les écrits de JustinMartyr. Les plus anciens Canons de l'Église (Muratori, vers 175)
etde l'hérésie (Marcion, vers 140) renferment 1Co; elle est utilisée,comme faisant partie
de l'Écriture sainte, par Athénagore, Théophile,Irénée, Tertullien, Clément
d'Alexandrie, etc. B. La thèse de l'inauthenticité a été présentée par BrunoBauer et
Havet, qui font de 1Co un produit de la philosophiejudéo-alexandrine. Elle a été
reprise par Loman et l'école radicalehollandaise. Le Bernois Steck a supposé
l'existence d'une société defaussaires constituée à Rome au II e siècle pour composer
et éditercertains écrits, dont les épîtres pauliniennes, et, en particulier,celle-ci. C.
L'argumentation. On peut écarter immédiatement les preuvesmétaphysiques tirées soit
du panthéisme hégélien (Bruno Bauer), soitdu monisme matérialiste (Loman), et
tendant à établir qu'unepersonnalité historique puissante, comme celle de Jésus ou de
Paul,est impossible. L'argument tiré du silence des Actes sur les faitssupposés par 1 et
2 Cor., n'a guère plus de poids; bien d'autresévénements ne sont pas relatés dans Ac;
l'auteur ne prétend pas toutraconter. On ne voit pas ce que la disparition de deux
autres lettresaux Cor. peut prouver contre celles qui nous ont été conservées.Quant à
certaines contradictions signalées en 1 Cor., ou bien entre 1et 2 Cor., à supposer
qu'elles soient réelles, on pourrait, tout auplus, invoquer les premières contre
l'intégrité, mais non contrel'authenticité. D. L'authenticité de 1Co est fondée solidement
sur la critiqueinterne et sur le témoignage des Pères. Les circonstances
historiquessupposées par l'épître, ses notions théoriques et pratiques, sesmenus
détails personnels ne se comprennent bien que dans uneadmission pleine et entière de
l'authenticité paulinienne. 2. L'INTÉGRITÉ de 1Co a été contestée de deuxmanières. A.

