Page 1731 - dictionnaire westphal
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puissanteoriginalité, 2Co paraît l'élément le plus ferme dans cetteindissoluble
association. 3. L'intégrité a été contestée de deux manières,comme celle de 1 Cor., et
généralement par les mêmes critiques. Lesdeux lettres sont ici tellement liées qu'il a
fallu déjà les étudierensemble (cf. art. précéd., II 2°). On peut ajouter simplement
quel'intégrité de 2Co a été contestée avant celle de 1Co: Semlerdécouvrait en 2Co deux
lettres (2Co 1-8, 10-13), séparées par unbillet aux Églises d'Achaïe (9). Hausrat,
reprenant ce point de vue,s'attacha particulièrement à soutenir l'hypothèse fameuse
de lalettre en quatre chapitres (Vierkapitelbrief: 10-13). Il a étésuivi, notamment, par
Pfleiderer, Schmiedel, J. Weiss, E. de Faye,von Soden, Lake, Moffatt, Loisy. La thèse de
Hausrat repose sur deprétendues contradictions, que l'on peut contester. 2Co 13:1
nese rapporte pas au cas visé en 2Co 2:5 7:11, non plus qu'à celuimentionné en 1Co
5:1-5; il n'y a donc aucune opposition. On nevoit pas non plus que 2Co 11:7-12,16-18
contredise 8-9. Quant auchangement indéniable de ton, de 1-8 à 10-13, il peut
s'interpréterde diverses manières sans recourir à l'hypothèse de Hausrat.D'ailleurs, ni
1-8, ni 9, ni 10-13 ne constituent un tout; on nepourrait y voir que des fragments, et
pourquoi leur association?10-13 serait la lettre intermédiaire entre 1 et 2 Cor., dit
Hausrat.Mais cette lettre est décrite, en 2Co 2:3-4, de telle manièrequ'on ne saurait
admettre cette conjecture. 10-13 ne renferme aucunedemande précise de réparation
pour une insulte personnelle. 10-13 estune explosion de colère indignée qui ne donne
aucunement l'impressiond'avoir été accompagnée de «beaucoup de larmes» (2Co
2:4).Enfin, le changement de ton à partir de 10 ne doit pas être exagéré.Paul a
commencé son apologie au ch. 1; il l'a menée parfois d'uneallure assez vive jusqu'à 8;
il la reprend avec une violence accrue,pour des motifs que l'on ignore, après
l'interruption du long passageessentiellement pratique: 8-9. L'hypothèse de Hausrat a
été repousséepar des critiques de toutes nuances: Weizsaecker, Reuss, Godet,Heinrici,
Holtzmann, Jülicher, Zahn, Bousset, etc.III La composition. (cf. art. précéd., III).Paul
est en Macédoine, en l'été 57. Il a reçu, par Tite, desnouvelles de Corinthe. La situation
est meilleure; mais elle n'estpoint encore entièrement rétablie. Exaspéré par la fermeté
del'apôtre, le parti soi-disant de Christ, qui a survécu aux troisautres, a tenté un
nouvel effort pour soulever l'Église; il n'a pasréussi. Paul écrit avec un double but:
affermir les fidèles etréduire à néant, par un assaut violent et décisif, la
volontéd'attaque de ses adversaires. Par cette complexité et sonextraordinaire vivacité,
2Co fait connaître Paul mieux qu'aucuneautre épître. En terrain aussi tourmenté, le
psychologue peutdescendre jusqu'aux assises de la personnalité paulinienne, afin
d'enobserver la structure, la direction et jusqu'au mouvement. L'apôtre eut un succès
complet. Il passa l'hiver à Corinthe, etdans la paix durement conquise, il écrivit
sereinement Romains qui, aprèsles épîtres de combat Galates 1 et 2 Cor.), est l'épître
de lavictoire. H. Cl.

