Page 1722 - dictionnaire westphal
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trouve au moment desa vocation, en attendant la venue proche du Seigneur. (b) Les

     viandes sacrifiées  (1Co 8:1-11:1).Les chrétiens ont-ils  le droit de manger des
      viandessacrifiées  aux idoles?  A en juger  par l'argumentation,  parfoisconfuse,  de
     l'apôtre, le  point de vue des Corinthiens  paraît avoirété celui-ci:  Nous avons la
     connaissance, et nous savons qu'il y a unseul Dieu; les rites païens n'ont aucun sens;
     cous ne pouvons lessanctionner par des restrictions absurdes.  Paul s'efforce de

     prouverà deux reprises (ch. 8 et 10) que la connaissance est insuffisante etdoit être
     guidée par la charité.  Lui-même en a donné l'exemple,  ainsique l'établit  une longue
     incidente (ch. 9). On a cherché à opposer 8à 10, et l'on a conclu, soit à deux

     compositions différentes du mêmeauteur, soit à deux auteurs différents. On constate,
     cependant, lesmêmes traits et la même confusion de part et d'autre. On sent quePaul
     hésite entre un avis de liberté totale, conforme à la thèsecorinthienne sur l'inanité des
     idoles (1Co 8:4 10:15), et unavis d'abstention totale,  fondé principalement sur
     lacharité (1Co 8:13), mais, incidemment, sur la croyance auxdémons (1Co 10:20-22,

     cf. 1Co 8:5). La confusion vientaussi de ce que des cas très différents sont mêlés: la
     participationà un repas sacré dans un temple païen (1Co 8:10); laconsommation de
      viandes sacrifiées,  chez un païen  (1Co  10:27);la  consommation chez  soi  de  viandes

     restant des sacrifices etvendues au marché (1Co 10:25). Chacun de ces cas appelle
      unjugement différent.  (c)  Le rôle  et  la  tenue des femmes  dans les  assemblées .(1Co
     11:2,16) Paul ne défend pas absolument auxfemmes de prendre la parole dans les
     assemblées, mais il pose desconditions. Qu'elles se contentent de prier ou de faire
      part,  à  lacommunauté, d'une inspiration;  qu'elles  se  présentent toujours  dansune

     tenue décente, avec le voile qui est la marque de leursubordination naturelle, et `qui
     arrête leur pouvoir séducteur,dangereux  même pour les anges.  (cf.  Ge  6:2,  Hén.  et
     Jubil.,  passirn  ) Il semble que l'apôtre s'irrite d'avoir à discuter sur unsemblable
     thème, et il coupe court brusquement (1Co 11:16). (d) La sainte Cène (1Co 11:17-34).

     Dans cesmêmes assemblées où des femmes ont, sans doute, outrepassé leursdroits, la
     licence a gagné jusqu'aux agapes et à la Cène. Au lieud'unir, elles séparent, lorsque
     chacun mange ses provisions sans enfaire part à ses frères moins aisés; au lieu de
     sanctifier, ellescorrompent, lorsqu'elles deviennent une occasion de festoyer; au lieude

     sauver des chrétiens indignes, elles sont pour eus une cause demaladie et de mort.
     Paul rappelle à ses lecteurs ce que fut lapremière Cène et dans quel esprit elle fut
      célébrée  par  Jésus.  (e)  Les dons spirituels  (1Co  12:1-14:40).  LesCorinthiens  étaient
     richement dotés en charismes (voir ce mot);  etPaul en a rendu grâces à Dieu (1Co

     1:5,7); mais si l'on en jugepar sa réponse, ils devaient estimer que plus l'individu était
     horsde lui-même,  dans un état  de moindre conscience, plus le  charismedont il
     bénéficiait était excellent. Paul retourne de bout en boutcette règle d'appréciation. Les
      meilleurs  dons ne  sont  pas ceux quiplongent en  extase  et  qui  séparent  du monde,

     mais ceux;qui sontutiles aux frères et qui rapprochent d'eux. Le don suprême
     estl'amour. Ce critère doit être observé dans les assemblées, où toutsera subordonné à
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