Page 1723 - dictionnaire westphal
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l'intérêt général, où tout sera fait avec ordre. (f) La résurrection (1Co 15:1,58). Peut-
êtrePaul entreprend-il ce thème, le seul vraiment dogmatique de salettre, sans y avoir
été invité. Il a entendu dire que certains nientla résurrection. Il s'efforce d'en montrer
successivement: lacertitude (1-34), la nature (35-52), la gloire (53-58). La foi en
larésurrection se fonde sur le fait de la résurrection du Christ; lesdeux sont solidaires.
Paul demande, sans doute ironiquement (verset29), à des gens qui le connaissent bien,
pourquoi ces mêmesincrédules, cédant à une superstition païenne, pratiquent les
ritesmagiques du baptême pour les morts ou du baptême, par procuration,des morts
(Rendtorff, Leipoldt), à moins qu'il ne vise sérieusement,et en lui donnant son
approbation, une adaptation chrétienne, plus oumoins spiritualisée, de ces pratiques
(Anselme, Érasme, Renan, Reuss,etc.). La résurrection est caractérisée en images
tirées de lanature: elle sera d'ordre spirituel. Le chapitre s'achève sur unchant de
victoire.CONCLUSION, 1Co 16:1,21.Après des instructions, avis, exhortations et des
salutations, Paultermine par une bénédiction et une déclaration d'amour chrétien.
Leverset final est précédé de cet avertissement étrange (verset 22):«Si quelqu'un n'aime
point le Seigneur, qu'il soit anathème!Maranatha...» Ce terme a-t-il quelque rapport
avec ce qui précède, oùfigure-t-il isolément, comme un signe de ralliement, peut-être
commeun sceau (Godet)? Toutes les suppositions ont été faites. Les deuxmots
araméens dont cette expression est formée peuvent être maranatha ou marana tha.
Dans le premier cas, on traduit: notreSeigneur est venu (Chrysostome) ou notre
Seigneur est proche (Meyer,Béer, etc.); on peut; aussi traduire; notre Seigneur est le
signe(Ch. Bruston).Dans le deuxième cas, plus probable, on aurait icil'original
araméen d'une prière courante dans l'Église primitive:Seigneur, viens! (cf. Ap 22:20,
Didaché 10:6). 2. LA LANGUE, LE STYLE ET LES IDÉES. (a) La langue et le style. On
compte 91 «hapax»(Romains en a 96,2Co 92,Eph 38,Php 36,Col 34,Ga 33). La phrase
estrelativement courte et nette, comme il convient dans une lettre aussipratique. Seuls
quelques passages, celui des viandes par ex., ont destournures embarrassées. Par
contre, on trouve de fort belles envolées(ch. 13 et 15), où le style, emporté par
l'inspiration, acquiert uneaisance, une majesté, un rythme, une harmonie qui font
honneur à lalangue commune, assez pauvre en productions littéraires. (b) Les idées.
Les idées abstraites sont rareschez Paul, sans cesse préoccupé de réalisations; elles le
sontparticulièrement ici. Pourtant, le chap. 15 permet de juger dudéveloppement et de
l'état de sa pensée dans le domaineeschatologique. Alors qu'en 1 et 2Th le problème du
moment de laparousie était au premier plan, sans qu'il fût peut-être soupçonnéque les
chrétiens, vivants ou morts, eussent à subir, pour cetévénement, des modifications
organiques importantes, dans 1Co 15la question principale est celle de la nature de la
résurrection.L'effort intellectuel et religieux de Paul se traduit par sa notionoriginale
du corps spirituel, dont tous les hommes, vivants oumorts, doivent être revêtus au
moment de la parousie (1Co15:52). Cet effort se poursuivra, intense, jusqu'à 2 Cor.,
quimarquera un progrès nouveau (cf. art. 2 Cor., I, 1re p.). La mystiquepaulinienne

