Page 1719 - dictionnaire westphal
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donner son nom  à  la  déesse  même,  que l'on appela  Corinihie.  Pour désigner une

     manière de vivre particulièrementdissolue et scandaleuse, on inventa le mot:
     corinthianiser Détruite par le consul Mummius (146 av. J.-C.),. rétablie parCésar (43
      av.  J.-C),  avec une colonie  romaine,  Corinthe  retrouvarapidement sa prospérité.  Au
     temps de Paul, elle ne le cédait point àla Corinthe des prytanes pour la splendeur, le
     luxe et la corruption.Dévastée  par les Barbares du IV e au VIII  e siècle,  prise par

      lesFrançais en 1205, cédée aux Vénitiens,  perdue, reprise,  Corinthedéclina.  Le joug
     turc fit d'elle ce que nul désastre n'avait pufaire. De récentes fouilles archéologiques y
     ont retrouvé desvestiges intéressants (fig- 55) - Paul vint a Corinthe, pour la première

      fois,  vers  la  fin  de  50,après  son insuccès d'Athènes.  Déçu,  et  peut-être  malade
     (1Co2:3), il commença péniblement son oeuvre (1Co 2:3). La tâchelui fut allégée par
      l'amitié  d'Aquilas et  Priscille  (Ac  18:1  etsuivants).  Après de graves difficultés  avec les
      Juifs,  il  se  tournavers les  païens,  et  l'Église  naissante prit,  dès lors,  une
     rapideextension. Traduit par les Juifs devant le tribunal du proconsulGallion, il  fut

     acquitté. Il partit de Corinthe quelque  tempsaprès (Ac 18:12-18). Il y fit une  visite
     pénible après laPentecôte de 56, et y séjourna pendant l'hiver 57-58 (cf. art. 1Cor., III,
     2°). Il avait composé 1 et 2Th durant son premier séjour;il composa Romains pendant

     le dernier. La connaissance du milieucorinthien, où se trouve l'apôtre, n'est pas sans
     intérêt pour lacompréhension de ces épîtres. Rom, 1, en particulier, fait desallusions
     non voilées  à ceux qui «corintnianisaient».  Dans ce milieusi  difficile,  où tout lui
     paraissait contraire, l'Évangile a remportéde beaux triomphes, et Romains en porte la
     marque. L'Église est forte,purifiée, pacifiée. C'est là, sur le terrain de ses combats les

     plusdurs, que l'apôtre peut écrire  la plus sereine,  la plus majestueuseet la  plus
     impériale de ses lettres. H. Cl.
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