Page 1598 - dictionnaire westphal
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souvent, sur le terrain glissant de la typologie une pagedont le réalisme nous avertit
que l'auteur a voulu, dans un stylefiguré, résumer une histoire vécue: l'histoire des
débuts réels del'humanité. Aussi bien, souvenons-nous que lorsqu'il s'agit d'origines,
lesavenues de notre pensée aboutissent toutes au mystère. Calvin, quicroyait certes à
la chute, n'a abordé le récit qu'avec une sorte decrainte: «Ici, confessait-il, s'élèvent en
foule les questions lesplus ardues...» Et il avait bien raison. «Ne nous flattons pas,
écritun autre croyant de la chute, Charles Secrétan, d'avoir le derniermot de rien sans
avoir le dernier mot de tout. N'espérons donc passavoir absolument quoi que ce soit.
Bornons nos ambitions à croire cequ'il faut.» Croire ce qu'il faut: l'expérience de
l'Eglise nousmontre que depuis saint Paul et son épître aux Romains, les docteurset
les réformateurs qui ont mené les chrétiens dans la voie de larégénération sont ceux
qui, réfractaires à tout optimismespéculatif ou moral, ont fondé leur christologie sur la
doctrine dela chute. Et c'est encore cette doctrine que prêchent aux foules
lespromoteurs de Réveil. Alex W.

