Page 1369 - dictionnaire westphal
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dont d'autresparties sont fréquemment citées. Par ailleurs, il y a dans  le N.T.des

     citations de livres apocryphes ou apocalyptiques, ou desallusions à ces livres. (cf. 2Ti
     3:8,1Co 2:9,Jude 1:9,14)Quelques-uns en ont déduit que la troisième division n'était
     pasencore fixée au temps du Christ.  Le plus probable est que, sans êtreencore
     officiellement fixée,  elle  était  bien reconnue tacitementcomme telle  dans l'opinion
     publique. Cette conclusion est suggéréepar la manière dont le Nouveau Testament se

     réfère  à l'Ancien comme«l'Écriture»,  «les  Écritures»,  ou «les  saintes Écritures».  (cf.
     Ga3:8) Plus tard Josèphe (vers 100 ap. J.-C), dont le Canon est lemême que le nôtre,
     dit que «bien qu'un  temps si considérable aitpassé, personne n'a jamais osé se

     permettre d'ajouter ou deretrancher ou de modifier une syllabe»; le contexte donne à
     penserqu'il regardait le Canon comme fermé depuis près de quatre siècles.Nous
      pouvons donc sans crainte  dire  que «les  Écrits»  étaientpratiquement  un recueil
     canonique au temps du Christ, et probablementune  centaine d'années  auparavant.
     Mais la canonisation pratique n'est pas identique à lacanonisation officielle. Celle-ci ne

     semble avoir eu lieu que deuxsiècles plus tard, au Synode de Jamnia (90 ou 118 ap.
     J.-C).  Il  yavait alors  de bonnes raisons pour prendre la  décision officielle:Jérusalem
     était tombée, le temple en ruines, le judaïsme en péril. Età nouveau, comme il l'avait

      fait  à deux reprises,  le  judaïsme  sauvason existence en sauvant ses Écritures.  A la
     faveur de la languegrecque, le christianisme s'étendait rapidement; religion nouvelle,il
     était regardé comme un ennemi dangereux, qu'il fallait combattreénergiquement, et,
     avec l'extraordinaire vitalité qui n'a jamais faitdéfaut au judaïsme, il se montra à la
     hauteur des circonstances. UneÉcriture dont sa vie dépendait devait être un recueil

     aux limitesarrêtées, et au texte fixé, sans aucun doute possible. Ainsi, commel'a dit
     Cornill, «l'établissement et la fermeture du Canon furent unacte nécessaire et
     conscient du judaïsme pour assurer sa propreconservation; mais il ne faut pas oublier
     que les scribes ontseulement sanctionné le Canon, que ce n'est pas eux qui l'ont

      fait».Les  livres  sur  lesquels  le  sceau canonique fut  finalement  apposéavaient déjà,
      depuis des siècles,  établi  leur pouvoir en soutenant eten  inspirant  la  foi  du peuple
     hébreu et en nourrissant pard'innombrables voies sa vie religieuse. Même longtemps
     après cettedate, des doutes s'élevèrent à propos  de certains livres, enparticulier

     l'Ecclésiaste,  Esther et  le  Cantique;  mais  ces doutes,qui souvent reposaient sur des
     motifs sans valeur, étaient surtoutacadémiques et n'eurent pas assez d'influence pour
     ébranlerl'autorité  canonique de la collection  dans son ensemble.  L'A.T. grec
     comprenait, outre des matériaux légendaires, quelqueslivres, comme les Macchabées

      et  l'Ecclésiastique,  qui  sembleraientmériter  de trouver  place  dans le  Canon.  Luther,
     par exemple, enjugeait ainsi pour les Macchabées. Mais les Juifs de Palestine,
     plusstricts que les Juifs alexandrins de langue grecque, semblent avoirété guidés par
      des  principes  sûrs  en  excluant les  livres  connus commeapocryphes.Pour être  admis

     dans le Canon, un livre  devait:  (a) être écrit en hébreu  ou en araméen: un  livre
     grec,même bon, n'en avait  aucune chance;  (b)  être  ancien ou réputé tel:  ainsi
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