Page 1364 - dictionnaire westphal
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divisions marquent des stages successifs dans ce que nouspouvons  appeler la

      reconnaissance  canonique  de la  littérature  sacrée.La  Loi  a  reçu d'abord cette
     reconnaissance, vers 400 av. J.-C; lesProphètes ont eu leur tour vers 200 et les Écrits
     cent ans environav. J.-C. L'unité de l'ensemble, en dépit de sa division tripartite,a été
     entièrement reconnue, ce que prouve avec évidence le N.T., quil'appelle «les Écritures»
     (Mt 22:29) ou «les saintesÉcritures» (Ro 1:2,2Ti 3:15). Par contre, il est

     incontestableque le nom d' «Ancien Testament», par son contraste avec le
     «NouveauTestament», apporté par Christ, (cf. 2Co 3:6,14) n'est pas juif,mais chrétien.
     A l'intérieur de cette division en trois parties existenttoutefois des subdivisions. Non

     pour la Thora: elle restait toujourselle-même,  une et indivisible,  et était regardée
     comme la base detout. Mais les  «prophètes» ont été partagés par les  Massorètes
     en«prophètes antérieurs»,  comprenant les  quatre livres  historiques:Josué, Juges,
      Samuel et  les  Rois  (chacun des deux derniers  considérécomme un seul  livre)  et  les
     «prophètes postérieurs», au nombre dequatre aussi: Ésaïe, Jérémie, Ézéchiel et les

      douze (connus sous lenom  de «petits  prophètes» et  réunis  en un livre).Ici  se posent
     deux questions:  1°  Pourquoi les  livres  historiques  étaient-ils  joints  à la  division
     prophétique? (a) On a prétendu qu'ils avaientété placés parmi les «prophètes», parce

      qu'ils sont en grande partiecomposés  des actes  des prophètes et  racontent leurs
      carrières.  Lelivre  de Samuel esquisse l'activité  du prophète Samuel,  tandis  quecelui
     des Rois donne une grande place à l'oeuvre d'Élie,d'Elisée (1Ro 1:7-2Ro 10), d'Ésaïe
     (2Ro 18 2Ro 19 2Ro 20). (b) Une autre explication est celle-ci: ces livres ontété écrits
     par des prophètes. Ceci, quoique très improbable, est vraidu moins en ce sens que ces

     livres ont été écrits avec un butreligieux et pour développer les vérités prêchées par les
     grandsprophètes: Dieu dirigeant l'histoire, son amour pour Israël, lecaractère impératif
     de la loi morale, et les peines inexorables quisuivent la désobéissance à cette loi. 2°
     Que devons-nous entendre par prophètes «antérieurs » et «postérieurs »? --Ces derniers

     sont les prophètes proprement dits: Ésaïe,Jérémie, Ézéchiel et les Douze. Le Talmud
     les place dans l'ordresuivant: Jérémie,  Ézéchiel, Ésaïe et les Douze. Cela  tient,  a-t-
    onsupposé, au fait que la dernière partie d'Ésaïe datait du temps del'exil. On appelait
     ces prophètes «postérieurs», probablement parceque leur recueil a été fermé plus tard

     que la collection des livreshistoriques, en d'autres termes parce qu'ils ont atteint plus
     tard la«canonicité». L'exil marque une très réelle coupure dans l'histoired'Israël, et il
      semble  avoir  été  une période  d'activité  littéraireconsidérable.  C'est  alors  que  les
     matériaux historiques qui ont servide base aux livres des Juges, Samuel et Rois ont

     été rédigés par deshommes qui, écrivant sous l'influence du Deutéronome, découvert
     en621 av. J.-C,  cherchaient à pénétrer leurs contemporains dessolennelles leçons
     renfermées dans ce grand livre  et, pour cela,présentaient l'histoire de façon à faire
     ressortir ces leçons:sagesse de l'obéissance à la volonté de Dieu, folie et châtiment dela

     désobéissance. Cette collection des livres historiques aprobablement précédé celle des
     livres prophétiques. Mais lesécrivains y trouvaient un stimulant de plus à rassembler
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