Page 1365 - dictionnaire westphal
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et  àconserver  les  précieuses  paroles  des  prophètes,  si  pleinesd'enseignements,

      d'avertissements et  d'inspiration.  Beaucoup de cesparoles existaient  déjà  sous une
     forme écrite; (cf. Esa 30:8,Jer36:32) mais comme la voix du prophète vivant pouvait
     encore sefaire  entendre jusqu'à Malachie (450 av. J.-C.)  et peut-être au delà,il  est
     évident qu'une collection étendue des prophéties n'a puexister que bien plus tard, et la
     date à laquelle  elles  ont atteintla  dignité  canonique a été postérieure encore.  La

     subdivision en «antérieurs»  et «postérieurs»,  à laquelle  a étéajoutée la mention de
     «petits» prophètes, réapparaît dans latroisième section de l'A.T., appelée «les Écrits», (a)
     Les trois grands livres: Psaumes, Proverbes etJob, étaient les «Écrits antérieurs», les

     Psaumes étant précédés deRuth, parce que la fin de ce livre donne là généalogie de
     David;  (b) venaient ensuite les «petits Écrits»: le Cantique,l'Ecclésiaste et les
     Lamentations; (c) enfin les «Écrits postérieurs»: Esther, Daniel,Esdras, Néhémie et les
     Chroniques. La liste ainsi formée donne corpsà cette vérité, que les «Écrits antérieurs»
     contiennent beaucoup  dematériaux primitifs,  tandis que les «Écrits postérieurs»

     sontregardés par la critique moderne comme ayant une origine beaucoupplus récente
     et appartenant  aux III e et II e siècles av. J.-C.Une  autre subdivision, plus
      généralement acceptée,  de la  troisièmesection  est:  (a)  les  «Grands  Écrits»  (Psaumes,

     Proverbes, Job); (b) les cinq rouleaux (Cant., Ruth, Lam., Eccl.,Esth.), qu'on lisait aux
     diverses fêtes;  (c) Daniel,  Esd., Néh., Chron.Il  est clair,  d'aprèsMt 23:35, que les
     Chroniques étaient le dernier livre de l'A.T.familier à notre Seigneur, (cf. 2Ch 24:20 et
     suivant) tout commeil est le dernier livre de l'A.T. hébraïque.  Avant d'aborder  la

     discussion de la formation du Canon,considérons ce que ce nom implique. Un Canon
      n'est  pas une apparitionsoudaine, mais  une croissance graduelle;  comme  tel,  il
     représente: (a) une Église ; (b) une littérature (a) Une Église a besoin de soutiens pour
     sa viereligieuse. Elle peut en trouver dans la coutume, la tradition, lesinstitutions et

     les voix de ses prêtres ou prophètes. Mais,  à lalongue, elle  éprouve le besoin d'une
     autorité  permanente,représentative  de la  volonté divine.  Un  Canon implique  une
     Église,une communauté de croyants, que leurs besoins religieux  stimulent
      àrassembler  et  conserver  des  écrits  qui  ont  déjà  fait  la  preuve deleur  puissance.

     L'Église a adopté et sanctionné certains livres,parce qu'ils répondaient à ses besoins.
      (b)  Un Canon implique  une  littérature  danslaquelle l'Église fait  une sélection.  Les
      Hébreux ont dû avoir,  à  unecertaine époque, une littérature  bien plus considérable
     que celle del'A.T. Ce dernier lui-même y fait des allusions qui ne sont pasrares. Elle

     comprenait des hymnes de mariage, comme le Ps 45,des chants d'amour tels que le
     Cantique des Cantiques, et descomplaintes pour les morts. Si la littérature hébraïque
     qui subsisteest inspirée par un but religieux,  ce fait  est dû, non seulement
     àl'inclination religieuse du génie hébreu, mais à la circonspectionavec laquelle elle a

     été sélectionnée pour atteindre ce but. Noustrouvons de très bonne heure la trace d'un
     esprit préoccupé deretenir tout ce qui favorisait  et développait la vie religieuse
     dupeuple: cela est évident pour la poésie et les lois primitives, etplus tard il en fut de
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