Page 1368 - dictionnaire westphal
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avertissements. Enoutre, la disette de prophètes vivants développait le sentiment

     queles grands jours de la prophétie étaient passés, bien qu'on pûtconserver un espoir
     de leur retour (Mal 4:5 et suivant, 1Ma 4:46 9). C'est ainsi que les grands messages des
     prophètes disparus prenaient toujours plus de prix, surtout pour deshommes vivant
     sous le règne de la Loi et du rite, et éprouvant  lebesoin d'une  autre nourriture
      spirituelle.  Trois  puissants motifs  ont donc concouru à la  formation  durecueil

     prophétique: (a) le désir de conserver de si importants souvenirsd'un grand passé; (b)
     les besoins de l'esprit religieux, qui réclamaitla prophétie autant que la Thora; (c) la
      disparition  de  la  prophétie.  En présence detous ces  faits,  nous croyons fondés  à

     supposer que la collection prophétiquefut close vers 200 av. J.-C.; et nous pouvons y
     voir, une fois de plus,l'oeuvre de la grâce providentielle: car, lorsqu'à peine plus
     detrente ans après, Antiochus persécuta cruellement les Juifs et renditla possession
     de la Thora  punissable  de mort, le recueil desprophètes  était déjà là pour  assurer
     l'individualité religieuse dupeuple hébreu, assailli par la culture grecque et les glaives

     syriens.Les Écrits. A trois  reprises,  le  Prologue de l'Ecclésiastique fait  allusion  à
     ladivision tripartite de l'A.T., mais de façon à faire penser que latroisième division (les
     Écrits) n'était pas encore tout à fait aussifixée que les deux autres, car il mentionne «la

     Loi et les prophètes»(ou prophéties) et «les autres livres (ou le reste deslivres) de nos
     pères». Et le passage, déjà cité, de 2Ma2:13, laisse entendre que la bibliothèque fondée
     par Néhémiecontenait «les poèmes de David» (allusion probable au Psautier) etdes
     «lettres de rois concernant des dons sacrés» (peut-être référenceà Esdras et Néhémie).
     Une telle collection a dû être enrichie debeaucoup d'autres livres (Prov., Job, etc.) au

     cours des troissiècles suivants, et il y a sans doute du vrai dans cetteaffirmation, que
     «Judas a rassemblé toutes les Écritures que notreguerre avait dispersées» (2Ma 2:14).
      Ainsi  la  persécutiond'Antiochus (168 av.  J.-C.)  a  pu stimuler  les  Juifs  à  compléter

     lacollection des trésors littéraires de leur religion, et «les Écrits»auraient été la contre-
    partie littéraire de la révolte desMacchabées. Une collection comprenant Daniel, écrit
     en 165 av. J.-C,n'a guère pu être close avant 140; mais, presque à coup sûr, vers
     100av. J.-C,  la collection  des «Écrits»  a dû recevoir l'autoritécanonique.  En cette
     occurrence, le témoignage du N.T. est d'une importanceextrême. La référence, dans Lu

     24:44, à «la Loi de Moïse, lesprophètes et les Psaumes», ne prouve pas absolument que
     la troisièmesection, «les Écrits», fût dans son entier regardée comme livressaints; mais
     l'allusion de Jésus, dans Mt 23:35, au sort deZacharie (qui est relaté dans 2Ch 24:21),

     semble indiquer que saBible,  comme la  Bible  hébraïque d'aujourd'hui,  se terminait
     auxChroniques et que, de son temps, les Écrits dans leur totalitéétaient  regardés
     comme canoniques. Ce fait est confirmé par lescitations de l'A.T. dans le N.T.,  où
      apparaissent  tous les  livres  del'A.T.,  sauf Esther, l'Ecclésiaste,  le  Cantique,  Esdras,
     Néhémie,Abdias, Nahum et Sophonie; mais les cinq dernières exceptions sontsans

     importance, car Esdras et Néhémie vont avec les Chroniques, etles trois derniers noms
     appartiennent au recueil des petitsprophètes, qu'on regardait comme un seul livre, et
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