Page 1805 - dictionnaire westphal
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CROCODILE
    La «bête des roseaux» (Ps 68:31), emblème de l'Egypte, estprobablement le crocodile ou
     l'hippopotame. Il est difficile depréciser jusqu'à quel point les animaux plus ou moins

     mythologiquesde l'A.T. correspondent aux espèces animales.  Bien des savants
     identifient le crocodile: 1° au thannîm qui représente aussi l'Egypte dansEze 29:3 32:2
     (Vers. Syn.; crocodile;  monstre des mers);  2° au  thannîn  (=dragon) qui représente

     encorel'Egypte (Rahab) dans Esa 27:1 51:9 et  Ps 74:13 (Vers.Syn.:  monstre marin,
     crocodile, monstres sur les eaux); 3° au léviathan dans Ps 74:14 et surtoutdans Job
     40:20-41:25.  Toutefois ces deux derniers passages se ressentent des mythes dela
     Création, dont certains éléments se surajoutent à la fidèledescription du poème de Job
     (voir Cosmogonie,  Léviathan, Dragon).  Le crocodile  d'Egypte,  crocodilus vulgaris,  ne

     descend plusaujourd'hui, comme autrefois, jusqu'en basse Egypte et dans le Delta;il a
     souvent plus de 6 m. de long, est remarquable par l'énormité dela gueule ouverte, la
     dureté des écailles qui peuvent dévier lesballes, et la puissance de la longue queue, à

     la fois arme offensiveet moyen de propulsion dans l'eau. Il est rarissime en Palestine;
      on en  signale  quelques foisd'isolés  au bord  du  Nahr ez-Zerka  (=rivière  bleue),  petits
     fleuvecôtier au Nord de Césarée, que les ancien appelaient rivière desCrocodiles
     (d'après Pline),  près d'une ville  de Crocodilon  (d'aprèsStrabon), dans un climat
     marécageux analogue à celui du Delta;peut-être  des Égyptiens y apportèrent-ils

     quelques jeunes individusde cette espèce qu'ils vénéraient. Le crocodile, en effet, était
     undes animaux sacrés de l'Egypte; on en nourrissait dans les piècesd'eau des temples,
     on en dessinait sur les monuments, on enembaumait, dont on conservait pieusement

     les momies; vers 1890  uncimetière de crocodiles sacrés a été découvert  près de
     Haouara, dansle Fayoûm; un  autre, dans  la même région, mis au jour en 1900  à
     Oummel-Baragat, l'ancienne Tebtunis, a livré des monceaux de papyrus d'ily a deux
     mille ans, dont la plupart des momies de crocodiles étaientbourrées ou enveloppées;
     l'étude de ces innombrables vieux papierségypt. a complètement renouvelé, depuis

     1895, la connaissance du grecde l'époque et de la langue du N.T. (voir Papyrus). Jn L.
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