Page 1701 - dictionnaire westphal
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autantd'assurance les phases successives d'une convalescence à la suite dela maladie

     la mieux connue et la plus régulièrement subie. Quel'infinie diversité de la sagesse de
      Dieu,  et  cette  variété  deconseils  et  de  moyens  qui,  bien  considérée,  n'est encore  et
     toujoursque de la charité,  disparaissent dans la  vague et pesante uniformitéde  ces
     descriptions, c'est un inconvénient bien grave; mais ce n'estpas le seul, ni peut-être le
     plus considérable. J'en vois un plusgrand dans l'illusion de tant de personnes qui, au

     lieu d'obéirnaïvement à l'attrait de la grâce, au lieu de sentir ce qu'ellessentent, et (si
     cette expression est permise) au lieu de se laisserfaire, concertent pour ainsi dire une
     oeuvre qui n'est pas et ne peutêtre la leur, reproduisent d'après un catalogue officiel

     une certainesérie de mouvements et d'états moraux, passent régulièrement partoute la
     filière, et après avoir tout accompli et tout éprouvé auxtermes du règlement et sous les
     auspices d'un directeur, se trouventà la fin (amer, mais nécessaire désappointement!)
      n'avoir  fait  qu'unchemin  illusoire  et  n'avoir marché  qu'en rêve.  Cela  même,
     j'enconviens, est  une paternelle,  quoique dure leçon;  maisn'accuse-t-elle  pas notre

     précipitation  et notre esprit  de système?Et ne nous avertit-elle  pas que, tout en
     présentant toujours avecintégrité aux pécheurs le plan de la charité de Dieu dans sa
     vraieforme, dans ses vraies conditions, nous devons nous garder departiculariser trop,

     de vouloir tout numéroter, nous devons laisser àchaque âme sa voie, qui est plutôt la
     voie de Dieu, respecter dansles individualités et dans les circonstances de tout genre
     desdonnées premières que Dieu a disposées à l'avance, les observer avecune attention
     tranquille, n'écrire l'histoire des faits qu'après lesfaits accomplis, et jamais l'histoire de
     chaque fait comme celle d'unautre, et enfin nous réjouir, en rapprochant toutes ces

     histoires,  devoir, du sein de leur infinie  et brillante diversité,  ressortir uneunité
     majestueuse, l'unité des grands traits  et non celle  des formeset  des incidents?»  Le
     moyen par lequel Dieu travaille à la conversion des hommes estla prédication: «Nous

     faisons fonction d'ambassadeurs pour Christ»(2Co  5:20, cf.  2Ch 24:9,Ac 11:19  et
     suivant, Ro10:14,2Co 5:11). Le prédicateur fidèle, à la suite de son Maître(Lu 1:16, cf.
     Jas 5:19), accomplit donc le ministère royalqui consiste à remettre le monde sous la
     maîtrise de Dieu. Il prêchela conversion. Par mépris de l'homme? Non, mais par amour

      pourl'homme que le  péché dénature et  que la  conversion à  Dieu  rétablitdans  sa
     puissance et dans sa beauté.  La difficulté,  pour le  prédicateur de la  conversion,
     difficultéqui,  dans les périodes de crise, l'accule au martyre, c'est que sonmessage
     l'oblige  à proclamer au monde qu'il ne peut servir  deuxmaîtres:  le  christianisme  qui

     condamne l'homme naturel et exigesa conversion à Dieu, et l'humanisme qui  glorifie
     l'homme naturelet le met à la place de Dieu: humanisme politique, au temps
     despremiers chrétiens, qui divinisait l'Empereur; humanisme littéraire,au temps de la
     Réforme, qui ameutait les libertins contre Calvin;humanisme scientifique ou social de

     notre temps, qui exclutl'enseignement chrétien de nos écoles de France ou qui tente
      ailleursl'expérience farouche de l'État  meurtrier  de  Dieu.  Sans doute,l'humanisme
     idéal, j'ai presque dit l'humanisme du rêve, n'est pointexclusif de l'idée chrétienne; il
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