Page 1667 - dictionnaire westphal
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monnaies du modèle d'Athènes,  avec inscriptions mi-partiegrecque, mi-partie

     phénicienne. Sous Hyrcan I er (135-105), il y aune colonie athénienne si florissante à
     Jérusalem, qu'Athènes décerneà Hyrcan une statue de bronze et une couronne d'or. Le
     mot quidésigne le commerçant le plus important, le marchand de blé, estdirectement
     transcrit du grec; de même les termes de la languecommerciale (comptabilité, acquit,
     etc.) sont des mots grecs. Laville où se fait le commerce des poissons salés est appelée

     Tarichée,du nom grec de son industrie. Enfin, lorsqu'Hérode fonde le port deCésarée,
     très peu de Juifs vont l'habiter et la ville reste païenne.Trafic de l'argent. Il n'y avait
     pas en Israël  de banques prêtant à intérêt  comme il  s'entrouvait à Babylone. La loi

     défendait cette sorte de prêt entreIsraélites (Ex 22:25, précisé par De 23:19 et suivant).
     Unautre texte (Le 25:36  et suivant) étendait l'interdiction àl'étranger affilié au peuple.
     Après l'exil,  est condamné le prêt àintérêt,  appelé «usure» dans Vers. Syn. (Eze
     18:13,Ps 15:5,Ne5:7), sans qu'il y ait de sanctions pénales. Cependant, la paraboledes

     talents (Mt 25:37) ne présente pas l'intérêt comme une choseabominable et montre en
     tout cas qu'il existait des banques accordantune rémunération pour les fonds déposés.
     Il est vrai que l'Israélitepouvait toujours emprunter à un païen ou même à un
      prosélyte,  ettransmettre  ensuite  le  prêt  à  un coreligionnaire.  C'est  exactement

     lasituation dans laquelle se trouva le christianisme, au Moyen âge,quand l'Église prit à
     son compte l'interdiction biblique: le chrétienne pouvait prêter au chrétien, ni le Juif
     au Juif, mais le Juifpouvait prêter au chrétien en toute conscience et celui-ci
     accepterde même. L'antique loi d'Israël n'avait en réalité prévu que leprêt-assistance

     en cas de gêne momentanée, et ses dispositions necadraient plus avec des conditions
     de vie justifiant le prêtcommercial. Malgré les moyens indiqués ci-dessus, de tourner
     la loi,ces opérations financières ne devaient pas être très développées. Le change était
     une autre forme du trafic de l'argent. Un grandnombre  de monnaies (voir ce mot)

     avaient cours en Palestine: piècesfrappées à l'effigie des rois, monnaies tyriennes ou
      romaines,  etelles  ne  pouvaient  être  indifféremment  employées  à  tous  usages:
     lamonnaie du Temple, par exemple, n'était pas celle de l'impôt. Ilfallait recourir aux
     bons  offices des changeurs  (Mt 21:12,Mr11:15,Lu  19:45  et suivant, Jn 2:15), qui

      prélevaient  unecommission  fixe  et  pouvaient aussi  recevoir  des  dépôts  de  fonds
     (voirChangeur).Conclusion. Si le commerce israélite  n'a jamais pris une grande
     extension sur laterre de Palestine, les Juifs, transportés loin de leur milieuhabituel,

     n'ont pas tardé à développer leurs  aptitudes commerciales.Déjà  l'exil  à Babylone,
      centre  mondial  du négoce,  les  avaitaccoutumés à  une autre  vie  que la  vie  agricole:
     certains exiléspourront envoyer à Jérusalem de l'argent et de l'or (Za 6:10 etsuivant), et
     «de nombreux noms juifs figurent dans les papiers d'unegrande maison de commerce

     de Nippour au V e siècle»  (Bertholet,  Hist.  Civ.  Isr.,  p.  247).  Mais  c'est surtout à
     Alexandrie quenous trouvons une communauté juive  en pleine  activité,  sur un
     solétranger.  Privilégiés,  au même titre  que les Grecs,  ils  exercent uneinfluence
     prépondérante. Ils occupent deux des cinq quartiers de laville, sur la côte et au bord
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