Page 1671 - dictionnaire westphal
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sacrifice vivant, saint,acceptable par Dieu, ce qui est votre culte rationnel» (Ro12:1). La
communion de la chambre haute s'accomplit au-dessus detoute matérialité, dans
l'ordre de la moralité la plus élevée. C'estla communion spirituelle où se réalise le culte
en esprit du Dieu quiest Esprit (Jn 4:23 et suivant). 4. Nous atteignons ici au sens de
koïnônia =communion de lanouvelle créature avec la divinité: la communion en Jésus
(1Co1:9), au sang de Jésus (1Co 10:16), aux souffrances duChrist (Php 3:10,1Pi 4:13),
avec le Dieu qui estlumière (1Jn 1:6 et suivant), avec le Père et le Fils (1Jn1:3) et par le
don du Saint-Esprit (2Co 13:13), participationà la nature divine (2Pi 1:4) et à la gloire
`qui doitapparaître (1Pi 5:1). Tous ces traits, qui caractérisent lacommunion
chrétienne avec Dieu et Jésus, sont résumés dans cettedéfinition de Paul aux
Éphésiens: la koïnônia du mystère deChrist, mystère caché de toute éternité en Dieu,
le créateur detoutes choses (Eph 3:4-9, comp. Col 1:27 2:2 4:3). Cemystère, c'était
l'oeuvre de la rédemption et du rétablissement del'humanité dans la filialité divine. Nul
n'a mieux compris et retenul'enseignement du Christ sur cette koïnônia que l'apôtre
Jean,qui en expose les conditions et les effets dans les pages où ilrapporte les
entretiens de la chambre haute (Jn 14 Jean 15 Jean 16).Méditer ici l'image du cep et
des sarments (Jn 15:1,11), avec laparole centrale: «Demeurez en moi et je demeurerai
en vous». (cf.Jn 14:21,23) A ces déclarations répondent les affirmations dePaul: «Christ
est ma vie» (Php 1:21), «ce n'est plus moi quivis, c'est Christ qui vit en moi» (Ga 2:20).
On voit par là quecette koïnônia n'est pas un état de passivité, une extasemystique,
mais qu'elle garde à tous ses degrés son caractèreprimordial de «participation». Dans
ses conditions comme dans sesprivilèges, elle manifeste chez le chrétien qui en jouit
desbénédictions reçues et des devoirs à accomplir. L'humain et le divinne se pénètrent
que par une action réciproque. Dieu se donne àl'homme par la grâce de Jésus-Christ,
l'homme se donne à Dieu par lafoi en vue du service chrétien. Aussi la communion
avec la divinitén'existe-t-elle réellement que là où elle porte ses fruits dans
lacommunion fraternelle (1Jn 3:10 4:21). 5. La communion fraternelle est la koïnônia
où s'exprime la réalitéde notre communion avec Dieu et Jésus. Aussi le Maître et ses
apôtresreviennent-ils sans cesse sur ce sujet. (cf. 1Jn 3:16,Php 2:11:5,Phm 1:6,1Jn
1:3,Heb 10:33) Jésus donne les principes de cettecommunion dans le Sermon sur la
montagne (Mt 5 Matthieu 6 Matthieu 7). Paul enformule les conditions dans 1Co 13.
Jean lui consacre toute sagrande épître (1 Jn). Dans la prière sacerdotale, elle est
l'objetcentral de l'intercession du Christ: «Qu'ils soient un, comme noussommes un»
(Jn 17:11,20 et suivant). Pour Jésus, la «communiondes saints», que proclamera plus
tard le Symbole des apôtres, estl'argument décisif qui convaincra le monde de la réalité
de larédemption. En effet, les divisions au sein de la famille humainesont le fruit direct
de la chute; de même, la communion fraternellerétablie parmi les chrétiens de tous
temps, de tous peuples, de touteopinion, est la preuve qu'une force régénératrice est
entrée dansl'humanité, que le racheté du Christ est vraiment une nouvellecréature et
que le Royaume de Dieu est reconstitué sur la terreusurpée par Satan. Un croyant qui

