Page 1666 - dictionnaire westphal
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conditions. Le marchandagesévissait comme de nos jours encore en Orient: le vendeur

     s'efforçaitd'obtenir deux ou trois fois le prix de ses articles. Les faux poidset les fausses
     mesures n'étaient pas inconnus (Mic 6:10 etsuivant, Am 8:5). La spéculation apparaît
     dans Pr 11:28 et,avec plus de détails, dans Am 8:5 où la capacité de lamesure diminue
     tandis que le prix monte pour des «déchets de blé».Aussi voyons-nous intervenir, dans
     les décisions des rabbins, uncertain nombre de mesures protectrices. Un inspecteur

     des marchés,désigné par le Sanhédrin local,  fixait  les  cours officiels,  etvérifiait  les
     poids et les mesurés. Celles-ci  devaient être nettoyéesune  fois par mois chez les
     marchands en gros et deux fois par semainechez les détaillants; les poids devaient être

     lavés tous les huitjours et les balances essuyées après chaque pesée. Dans la crainte
     detromper l'acheteur, il était prescrit au vendeur d'ajouter une oncechaque fois qu'il
     pesait 10 livres de liquide, ou une demi-once s'ils'agissait de produits solides. Lorsque
     l'acheteur s'apercevait qu'ilavait payé un prix excessif, assurant un bénéfice illégitime,
     ilpouvait rapporter la marchandise et réclamer le trop-perçu, à lacondition--assez

     restrictive--de le faire dans un délai n'excédantpas le temps nécessaire pour consulter
      une autre personne. Il  étaitinterdit  de mêler  les  produits de qualité  différente  et  de
     mouillerle vin, sauf dans  les villes,  où c'était l'usage  courant. La loi quiexposait le

     débiteur insolvable à être vendu (Ex 22:3,Le 25:39)après saisie de sa maison et de ses
     vêtements, s'était, dans lapratique, considérablement adoucie: les vêtements, la literie,
     lesustensiles nécessaires à la préparation des aliments, les charrues nepouvaient être
     pris  en gage et  on ne pouvait vendre ce quiappartenait à une veuve (voir  Dette). Le
     vendeur était  aussi protégé: on ne pouvait lui faire dire leplus bas prix d'une

     marchandise si l'on n'avait pas réellementl'intention de l'acheter; il était aussi défendu
     de lui  rappeler desprofits  exagérés, faits  par lui  en d'autres circonstances,
     pourl'amener à baisser ses prix.  Pour parer à la spéculation, le marché n'était

      vraiment  concluque par  la  prise  de  possession.  Il  arrivait  cependant que  des
     marchésfussent passés avec des paysans, pour la fourniture d'une année: levendeur y
     avait le double avantage d'un écoulement assuré et dupaiement comptant, l'acheteur
     celui de payer au bas prix. Il étaitinterdit de modifier ces contrats à la hausse; à la
     baisse,l'attitude était moins nette. On ne pouvait d'ailleurs les conclurequ'après  la

     fixation officielle des cours. Le vendeur devaitréellement posséder les marchandises:
     pour vendre du blé, il fallaitavoir des gerbes en tas. Qui faisait le commerce? Des Juifs
     s'y livraient:  Fl. Josèpheconte l'histoire  de Jean de Giscala  qui avait obtenu le

     monopole dela fourniture de l'huile à Césarée et qui multipliait le prix d'achatpar 8.
      Mais  le  trafic  était  en  général  aux mains  des  étrangers.  Leterme  de  «Cananéens»
     employé, même après l'exil, pour désigner lesmarchands, est significatif (Za 14:21,Os
     12:8,Eze 17:4,Pr31:24 etc.). Les Phéniciens ont été longtemps les maîtres dumarché
     (Esa 23:2,8). Au temps de Néhémie, des Tyriens faisaientcommerce à Jérusalem (Ne

     13:16); sous le règne d'Achab, desmarchands syriens étaient établis à Samarie (1Ro
     20:34). Plustard, les Grecs prennent une place importante: au V e siècle, Gaza ades
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