Page 1665 - dictionnaire westphal
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apporter en argent la valeur de ces dîmes et à seprocurer sur place les animaux et

     tous les produits nécessaires. Cemarché devait prendre une telle extension qu'il
      envahit  peu à  peu lesparvis  du Temple,  ce  qui  explique  l'intervention  de  Jésus
     (Mt21:12 et suivant, Mr 11:15,Lu 10:4-5,Jn 2:13-17). Il y avait aussi des boutiques. Les
      prophéties  commeEsa 3:18,24, qui énumèrent les  objets  de luxe dont elles
      condamnentl'emploi,  n'y font  pas allusion.  Cependant Jer  37:21 mentionneune «rue

     des boulangers» à Jérusalem.  Néhémie  parle de Tyriensétablis  à Jérusalem et  qui
     vendent  du poisson (Ne 13:18); ilnomme aussi, parmi ceux qui travaillent à la
     reconstruction desmurailles, les orfèvres, les parfumeurs (Ne 3:8) et lesmarchands (Ne

     3:32), et donne comme point de départ d'un lot detravail la «maison des marchands»
     (Ne 3:31), les mêmes sansdoute dont parle Sop 1:11. L'existence de bazars, tenus par
     desétrangers, dans les  villes  d'Israël, est attestée  par 1Ro 20:34,qui constitue un
      véritable  traité  de commerce  entre  Achab et  le  roide  Syrie.  Les caravanes sont
     mentionnées dans Job 6:18 et suivant etEsa 21:13 (Sg.); il y est fait allusion dans Jug

     5:6. Leurschameaux apparaissent dans 1Ro 10:2,Esa 60:6,2Ro 8:9 et 1Ch12:40 qui
     parle aussi des mulets, des boeufs et des ânes; à enjuger par les nombreuses
     prescriptions de la loi et de la coutume àleur sujet, ces derniers devaient être le plus

      couramment  employés.Le  commerce  était  fait  dans une large  mesure  par  des
     marchandsambulants, surtout aux temps anciens. L'un des mots qui désignent
     lemarchand (par ex. dans 1Ro 10:15,Eze 27:23) signifie «celui quiva et vient»; plusieurs
     textes le  montrent voyageant au loin  par mer(Ps  107:23  et suivant,  Pr 31:14).  Après

     comme avant l'exil Te commerce d'exportation  se borne auravitaillement des villes
     arabes de l'Est, des cités grecques del'intérieur, telle Scythopolis, ou de la côte:
     Ptolémaïs, ainsi quedes ports phéniciens (Ac 12:20). S'il faut en croire Pline, lesfigues

     de Jérico étaient exportées dans tout l'Orient et ellesservaient à aromatiser les vins; le
     baume de même provenance, dont laproduction s'était beaucoup  développée, était
      aussi  très  recherché,ainsi  que les  poissons du lac  de  Tibériade,  mis  en  conserve
     àTarichée. L'industrie, représentée par les poteries imitées de Sidonet par les toiles de
      Sephoris--ville  presque exclusivementgrecque--n'était  pas maîtresse  du marché

     national: un grand nombred'objets touchant à l'ameublement et au vêtement portent
     des nomslatins et devaient être importés (fauteuils, chaises, rideaux,miroirs,
     serviettes, sandales, etc.). Les toiles de l'Inde, le feutrede Cilicie,  et des produits

     alimentaires: bière de Médie, vinaigred'Idumée, moutarde, pastèques, fèves, lentilles,
     gruau de Cilicie,fromages  de Bithynie,  pénétraient aussi en Palestine.Moeurs
     commerciales. L'acheteur savait déjà déprécier la marchandise pour l'avoir àmeilleur
     compte (Pr 20:14). Le vendeur n'hésitait pas à faireune bonne publicité en donnant
     aux enfants des graines ou des noix,en vendant même à perte certains articles. Mais il

     hésitait encoremoins à mélanger des qualités différentes, à mouiller le vin ou àmettre
     au-dessus du panier les  plus beaux produits, chose condamnéepar les  rabbins. Il
     savait aussi maquiller un esclave ou un animal,pour les vendre dans de meilleures
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