Page 1663 - dictionnaire westphal
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routes  commerciales  d'Egypte et  d'Arabie vers  Damas  et  laMésopotamie.  Ces  routes

     convergeaient vers Pétra, au Nord du golfeAelanitique, où elles  formaient  deux
     branches: l'une allant versGaza, l'autre longeant la côte E. de la mer Morte et la rive
     gauchedu Jourdain. De Gaza, la route suivait les dépressions de Judée et deGalilée
     jusqu'à la plaine d'Esdrelon, où elle  rencontrait une autrevoie venant d'Acco
     (Ptolémaïs)  et conduisait ensuite vers Damas encontournant  au Nord-O,  le lac de

     Galilée (voir Dalman, Itin.) Les aptitudes commerciales du peuple d'Israël se trouvaient
     doncà peu près limitées à la vente des produits du sol et à un certaincommerce de
      transit,  que n'encourageaient pas les  lois  religieusesfondamentales.L'activité

     commerciale au temps des rois. Pour trouver trace de quelque activité commerciale
     sérieuse, il  fautattendre le règne de David.  Le pays est alors pacifié;  l'existence
     defonctionnaires réguliers, payés par le roi, a pour conséquencel'élaboration  d'un
      système  financier  avec lequel  le  recensement de2Sa 24:2 ne doit  pas être  sans
      rapports.  Sont en effetmentionnés  un «préposé aux trésors  du roi»  (1Ch  27:25) et,

     dansla liste  des fonctionnaires de Salomon (1Ro 4:6 s),  un «préposéaux impôts»  et
      douze intendants, dont les circonscriptions  biendélimitées  devaient alimenter  les
     finances royales chacune pendant unmois. D'après le budget rudimentaire que

     constitue 1Ro 10:14  etsuivant, les ressources royales viennent de trois côtés, entre
     autresde «ce qu'il prélevait sur les marchands et sur le trafic desnégociants». Il y avait
     donc un système de droits et de péages surles marchandises transportées par les
     caravanes qui se rendaientd'Egypte et d'Arabie à Damas, en empruntant les grandes
     routesnaturelles. Le roi tirait un profit analogue de l'importation deschevaux d'Egypte

     destinés aux rois des Hittites et des Syriens.L'achat se faisait à prix fixe, d'après 1Ro
     10:28 et suivant et2Ch 1:16 et suivant, mais le texte n'indique pas qu'il en fûtainsi de la
     vente. A côté de ce commerce de transit, il y eut tout un traficd'importation quand

     David et Salomon commencèrent à bâtir. David faitvenir de Tyr des bois de cèdre et
     des ouvriers (2Sa 5:11). Lesrelations ainsi nouées avec Hiram continuent sous le règne
     deSalomon, qui fait appel à lui pour la fourniture des bois du Templeet de son palais
     (1Ro 5:1-11,2Ch 2:1-18). Cèdres et cyprès sontexpédiés par radeaux jusqu'à Japho, et

      Salomon donne en échange desproduits agricoles:  blé  et  olives.  L'alliance entre
     Salomon et Hiram  eut pour conséquence  lacréation d'entreprises commerciales
     lointaines. Les Israélitess'installèrent à Etsion-Guéber, sur le golfe Aelanitique, et ils
     enassurèrent l'accès à travers le désert. Des vaisseaux furent équipésen commun et,

     montés par des marins de Tyr, partirent pour lemystérieux pays d'Ophir, qu'il faut
     chercher sans doute au Sud del'Arabie; Ils en rapportèrent les produits de l'Inde et de
     l'Afrique:de l'or, du bois de sandal (voir ce mot), des pierres précieuses, del'ivoire, des
      singes,  des  paons (1Ro  9:28-23 10:11).  D'autresvaisseaux,  les  «navires  de  Tarsis»,

     souvent mentionnés dans l'A.T.,et qui devaient être fournis par une colonie
     phénicienne établie enEspagne,  participaient aussi à ces expéditions (1Ro
     10:22,2Ch9:21) et accomplissaient des voyages réguliers tous les trois ans.Plus tard,
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