Page 1825 - dictionnaire westphal
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moment du culte reproduisant une étape nécessaire de la viereligieuse: repentance,
foi, sanctification, espérance éternelle.Dans ce système, l'ordre des sujets est très
important, mais, dans lamesure où il est fixé, il conduit à monotonie et usure;
l'âmes'habitue à ce cycle; elle peut n'y participer que peu ou point, sansque le culte y
perde, l'ordre étant observé. Le dernier mot de cerégime est la «messe basse», qui peut
se célébrer par un officianttout seul, sans assemblée; les paroissiens «font dire» une
messe sansy prendre part; chez les protestants, tel exige qu'il y ait descultes, mais n'y
va point... 2. La théorie pédagogique, voisine de la première. Le culte est une«leçon de
religion»; tout est fait dans la supposition que lesassistants sont passifs, faute de piété
éclairée et personnelle; onles morigène; l'officiant garde toujours tels quels les
passages en«vous» (1Co 1:3); il joue lui-même un rôle capital, gardien dela tradition et
des idées reçues; il a le ton d'un maître; lesfidèles n'ont qu'à «écouter avec attention et
respect». Le sermoninstructif prend une importance telle qu'on dit: «aller au
sermon»pour «aller au culte». Dans les Églises où il y a un «officiantlaïc», maint
paroissien s'arrange à n'arriver que pour le sermon, ets'en va, le discours fini; et tel
ministre qui succède au laïc lit la«salutation», comme si le culte ne commençait qu'à
l'arrivée duministre. Lorsqu'on parle du sermon, on dit: «M. X a fait un beauculte» ou,
ce qui est pis, «le culte de M. Z...a été remarquable».(Jadis on distinguait entre le culte
de Baal et celui de Jéhovah;maintenant il faut y ajouter les innombrables illustrations
de lachaire...). Ces abus de langage en disent long sur l'idée qu'on sefait du culte
chrétien: en réalité, le sermon n'est qu'une desparties du culte, il ne fait de bien que si
le début et la fin duculte ont été célébrés avec la collaboration intérieure del'assemblée
entière. 3. La théorie religieuse. Pour elle, le culte est fait pour exprimerles sentiments
qu'éprouvent des croyants. Il est «fait pour les genspieux, comme une kermesse pour
les fêtards» (Schleiermacher).L'officiant devient alors le mandataire de ses compagnons
de service;il transpose en «nous» tout ce qui peut être donné comme voix
del'assemblée, selon Eph 3:20, cf. Ro 16:25, 1Co 1:3,Eph6:23,Php 4:23,2Th 3:16,Heb
13:20 et suivant, 1Pi 5:10,Jude1:24. Il joue un rôle de second plan; il peut être un laïc
aussibien qu'un ministre; sacrements et prédication sont confiés aucroyant et non au
fonctionnaire; l'ordre des sujets traités importemoins que leur présence; le culte
dépend de la ferveur des fidèles.Les formules ont moins de crédit que les inspirations
et lestémoignages; l'intérêt du culte et pour le culte se renouvelle dejour en jour. Il va
sans dire que tout exercice religieux aura des effets pédagogiques et une portée
symbolique, en rappelant ce queles coeurs légers sont trop enclins à oublier. Il va sans
dire aussique l'institution d'officiants attitrés et bien formés est utile, àcondition qu'ils
soient des inspirés et non des esclaves d'une«lettre» et d'un système. Si, pendant
cinquante ans, le «Désert» avécu, jusqu'à l'arrivée de «ministres du culte», si les
Quakersvivent depuis plus de deux cents ans sans aucun ministre du culte,c'est bien
la preuve que le culte dépend du sens religieux desfidèles, officiants compris, et non de
la présence d'un prêtre.IV Mais quels sont ces sentiments que le culte public est

