Page 1823 - dictionnaire westphal
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prière (Mt 6:9-13 parallèle Lu11:2-4) est tel, qu'il peut servir à un croyant solitaire
aussibien qu'au cercle de famille ou à une assemblée. Le conseil qu'ildonne à
quiconque «va à l'autel» (Mt 5:23 et suivant) n'impliquepas nécessairement une
assemblée de culte. 1. Mais, s'il n'a rien dit quant aux formes du culte, il a fourni en
sapersonne un sujet d'adoration sans pareil, une source unique depardon, de secours
et d'espérance; le culte chrétien devientalors une création originale, sans analogies
véritables avec aucunautre culte.Jésus a prié (Mt 11:25-27,Jn 11:41 12:27 17;
Gethsémané etGolgotha, Heb 5:7), et, quand nous sommes assemblés, aussi bienque
lorsque nous sommes seuls, nous pouvons prier «en sonnom» (Jn 14:13).Il a chanté
des cantiques: (Mt 26:30) nous pouvons chanteren public des hymnes à son honneur
et à l'honneur de Dieu.Il a médité sur les Écritures: (Mt 20:17 22:31,Lu 4:21 9:26
11:5218:31 24:25 Jean 8:30-47) nous pouvons chercher dans l'A.T. ce qui leconcerne,
pour connaître le plan de Dieu. De là à lire aussil'histoire de Jésus lui-même et les
Actes de la Mission au I ersiècle (les épîtres en font partie), il n'y a qu'un pas; c'est
leculte chrétien qui veut la méditation de l'Évangile.Enfin--lien de la gerbe sacrée--
Jésus crée en ses disciplesauthentiques un sentiment fraternel, qui les oblige à se
grouperen famille nouvelle: le culte chrétien est né, les fidèles serecrutant dans toute
race, langue, époque, pour ne former qu'unpeuple nouveau et de franche volonté; c'est
une création sans modèle,comme le Chef de l'Église est sans rival. Voir Jésus-Christ.
2. L'Église primitive a donc inauguré un culte qui lui était spécial.Sans doute, en
Palestine, jusqu'aux jours de la persécution et de ladispersion, les chrétiens ont
fréquenté le Temple juif ou lessynagogues (Ac 3:1). Mais très tôt on les voit réunis
entreeux (Ac 1:4,15 2 4:24-31) et ils prient: là où l'on prie, il y aculte, avec la promesse
que Jésus est présent (Mt 18:20 28:20),même lorsque c'est au Portique de Salomon
qu'ils seréunissent (Ac 5:12). Aussitôt se forme le «ministère de laparole» (Ac 6:4), ce
qui fait penser que, dans ces rencontresautant que dans la cure d'âmes individuelle,
on médite les Écritures.Le baptême de quelques Samaritains (Ac 8:16) n'a pu être
faitque dans un culte; c'est un culte qui se célèbre chezCorneille (Ac 10:24-48), à
Antioche (Ac 13:1,3), àPhilippes au bord du fleuve (Ac 16:13-16) et chez le geölier(voir
33); à Corinthe (Ac 18:11), à Troas (Ac 20:7), àMilet (Ac 20:17-37), à Césarée (Ac 21:8-
14), à Rome (Ac28:16,30 et suivant). Pour savoir de quelle liturgie se servait l'une au
moins de cescommunautés, il faut lire 1Co 14, sans être en droit de conclureque
partout ailleurs on fît de même. (a) Il y a des discours en «langues»--jaillis del'âme d'un
orateur, que ses frères ont de la peine à suivre. Pauldéclare qu'il aime mieux dire cinq
mots utiles à chacun, que dixmille sans portée, en «langues»; celles-ci peuvent faire
sentir à unpaïen, hôte occasionnel du culte, qu'il y a des choses divines qu'ilignore
(verset 22); il faut toutefois un interprète pour traduirel'extase pour le commun des
assistants (verset 27), et il ne faut pasplus de deux ou trois de ces témoignages
spéciaux. (b) Il y a des «prophéties»--mot qu'on ne peutentendre ici de l'annonce
d'événements lointains; il est voisin dumot prédication, parole prononcée devant des

