Page 1824 - dictionnaire westphal
P. 1824

hommes,  pouragir  sur  eux.  Lors  de  la  Réforme,  à  Zurich,  par  ex.,  on  appelaitainsi

      l'étude  suivie  des Écritures.  Paul dit  qu'elle s'adresse auxcroyants dans l'assemblée
     (verset 22); elle est donc l'équivalent de«l'instruction» du verset 26. On peut, dit-il, en
      avoir  deux ou troisdans  un  culte  (verset  29).  (c)  Il  y  a  des prières  et  des cantiques
     (verset 16),qui doivent être intelligibles. C'est sur ce mot de Paul que Calvin(Préface
     aux psautiers de 1542 et 1562) se fonde pour demander que leculte entier soit en

     langue populaire et non en langue morte (lelatin, aujourd'hui;voir Chant). Paul accorde
     aux fidèles le droitd'indiquer des hymnes: il faut bien que le goût du chant soit là! (d)
     Dans ce culte, à Corinthe, il n'y a pas de prêtres. Quiconque a quelque chose à dire

     peut parler.  Il  n'y apas d'ordre de sujets;  chaque sujet vient selon l'inspiration
     desfidèles; Paul se borne à recommander «l'ordre», c-à-d. qu'on ne parlepas tous à la
     fois...Rien n'indique que ce culte se tienne dans des  lieux  spécialement consacrés:
      lorsque  Paul  (Ro  16:6)  parlede  Priscille  et  d'Aquilas et  de  l'Église  qui  est  dans leur
     maison,nous pouvons y voir une allusion à des cultes. Les cultes dans lesbasiliques--

    anciens greniers  royaux mis  à la  disposition  deschrétiens--sont de beaucoup
     postérieurs aux réunions dans les maisonsprivées et dans les catacombes, à Rome. Y
     a-t-il eu des jours spéciaux? Très tôt surgit le dimanche,qui est le «jour du Seigneur

     Jésus» (voir art.), choisi d'entre lessept de la semaine, à cause de la Résurrection.
     L'Église de Troas seréunit alors pour faire des adieux à Paul (Ac 20:7). Dans 1Co16:2,
     c'est le dimanche que l'on met à part de quoi alimenter lescollectes. Dans Ap 1:9 on
      voit  saint  Jean sur  le  rivage  de sonîlot  solitaire  occupé à méditer,  «au  jour  du
     Seigneur», à l'heure où,dans les Églises d'Asie Mineure, les disciples se réunissaient:

     c'estla communion des âmes dans la communion du jour. En tout cas, Paulblâme les
     Galates (Gal 4:10) d'avoir admis l'observation «juive» desjours, ce qui pourrait signifier
     qu'ils avaient renoncé au jour deJésus au profit du sabbat. Il ne peut pas toutefois y
     avoir eud'obligation à choisir le dimanche: le Synode de Jérusalem (Ac15), qui règle

     l'indispensable,  ne dit  mot des «jours»;  le  privilègedu  sabbat juif  était  donc aboli,  et
      celui  du dimanche  chrétien  pasencore établi.  Aux Romains  (Ro  14:5)  Paul  concède
     qu'on peutfaire  ou ne pas faire  de distinction  entre les  jours:  «c'est pour leSeigneur
     Jésus qu'on use de cette liberté». Mais c'est ce Nom-là quinous semble suffisant pour

     légitimer le choix du dimanche comme jourprincipal de culte. Fixer un jour a des
     avantages matériels certains;mais, là encore, la superstition s'en est mêlée; pour trop
     de gens,un culte célébré pendant la semaine a moins de valeur que celui dudimanche.
     On va plus loin: pour les mêmes gens, le culte du matin aplus de valeur que celui du

     soir;  les  hymnes bonnes «pour le  soir»sont  irrecevables  le  matin...Pour  des
     spiritualistes, au contraire,«tout est à nous--les jours et les heures--et nous sommes
     au Christet le Christ est à Dieu» (1Co 3:22), formule libératrice etféconde, puisqu'elle
     tient compte des possibilités et des nécessitésde la vie de la paroisse et de celle des

     âmes.III Que veut-on donc, en célébrant un culte public? Plusieursthéories ont leurs
     partisans.  1. La théorie  symboliste.  Il s'agit de «décrire» le drame du salut,chaque
   1819   1820   1821   1822   1823   1824   1825   1826   1827   1828   1829