Page 1794 - dictionnaire westphal
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la justice, dans Ex 23:1,3 et Le 19:15. Lescontestations entre individus sont portées
devant les juges, quipeuvent faire donner la bastonnade (De 25:1). Lorsqu'un homme
enaccuse un autre, tous deux se présentent devant les juges ou lesprêtres, qui
enquêtent; si l'accusation n'est pas justifiée, ledénonciateur subit la peine qu'aurait
méritée l'accusé reconnucoupable (De 19:16-21). Dans un autre cas de
dénonciationcalomnieuse (De 22:13,19), l'accusateur est châtié et verse uneamende au
père de sa femme en réparation du préjudice causé.Peines. On a vu que la peine
capitale la plus souvent prévue est lalapidation par le peuple, aux portes de la ville;
elle estprescrite pour dix-huit espèces de crimes. Les témoins lancent lespremières
pierres (De 17:7). Le corps du supplicié est ensuiteexposé sur un pieu (De 21:22 et
suivant), mais il ne doit pointy passer la nuit. La peine du feu (voir ce mot) est réservée
à deux casparticuliers: prostitution de la fille d'un prêtre (Le 21:9) etmariage avec la
mère et la fille (Le 20:14); les coupablesétaient vraisemblablement brûlés vifs.
L'expression fréquente retrancher du peuple désigne unchâtiment divin de la
dernière gravité, si l'on en juge par Le20:4 et suivant; mais elle demeure obscure.
Obscures aussi les mentions de gibet ou dependaison: (No 25:4,2Sa 21:6,10) peut-
être aussi bienl'empalement, le pilori, même la précipitation, mais nonpas le
crucifiement. En effet, la décapitation, mentionnée dansMt 14:10,Ac 12:2,Ap 20:4, et
le crucifiement (voir ce mot)sont des peines infligées par des autorités étrangères. De
même le supplice de la roue (grec tympanon), surlaquelle le condamné était exposé et
«roué» de coups jusqu'à ce quemort s'ensuivît (2Ma 6:19 et suivants, Heb
11:35,«cruellement tourmentés»). Le supplice de la cendre (2Ma 13:5-8) estd'origine
perse (voir Cendre). La mutilation n'est appliquée, en dehors de ce qu'exige laloi du
talion, qu'à un seul cas (De 25:11 et suivant). La bastonnade est mentionnée dans De
25:1, avec unmaximum de quarante coups; plus tard, elle est remplacée par lefouet
(2Co 11:24), dont on n'applique plus que trente-neuf coupspour être sûr de ne pas
violer la loi en dépassant le maximum. Cettepeine juive, mentionnée aussi dans Mt
10:17 23:34 et peut-êtredans Heb 11:36, n'est pas la même que la flagellation
aumoyen de verges (Mr 15:15 et parallèle, Ac 16:22 22:24 etsuivant, 2Co 11:15), pénalité
romaine. L'emprisonnement n'est pas prescrit dans le Pentateuque aunombre des
peines israélites régulières; il n'apparaît avec cecaractère que dans Esd 7:26; mais les
exemples en sont nombreuxdans la Bible. (voir Prison). G.V

