Page 1682 - dictionnaire westphal
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Quant auchrétien qui voit pécher son frère, qu'a-t-il à faire pour lui?Intercéder (1Jn
5:16); (a) quant au péché qui entraîne lamort (1Jn 5:16), (b) rien n'indique quel il est.
On doitsupposer un état de péché assez grave pour mettre fin à la communionavec
Dieu.C. DANS L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE. Nous ne pouvons indiquer ici quetrès
sommairement les étapes de la discipline primitive relative à laconfession auriculaire.
1. L'Église des premiers temps, dans le domaine de la piété, a gardé desJuifs la
coutume de la confession collective (Didaché 4:14, dansle culte), et, pour chacun, le
devoir et le besoin de se confesser àDieu. Les Pères, Chrysostome et Augustin, y
insistent avec une grandeforce. Ni pour eux-mêmes, ni pour les fidèles, ils ne
reconnaissentla confession à un prêtre avec absolution. Dans le domaine de
ladiscipline ecclésiastique, pour ceux qui sont tombés, il y a lapénitence solennelle
(Tertullien, De Poenit.) qui implique l'aveupublic des fautes et, quand elle est secrète,
l'aveu privé. Leslongues épreuves de cette discipline sont suivies du
rétablissementdans les droits du chrétien. 2. Au IV e siècle, lorsque le monachisme
s'organise, laconfession prend une grande place dans la vie des couvents, sous laforme
des aveux, entre frères, ou faits au supérieur; c'est alors unevéritable direction pour
vaincre les tentations, prévenir les chutes,tendre à la perfection. Il s'y ajoute la
pratique de la coulpemonastique, la punition des fautes. Tout cela fait l'éducation
desconsciences et creuse le sentiment du péché: rien d'un sacrement. Parl'influence
des couvents, la confession pénètre le monde laïque. Parun lent travail, elle tend à
remplacer la pénitence publique. Leslivres pénitentiels, depuis le VI e siècle, indiquent
au prêtre lespeines (satisfactions) qu'il a à prescrire. Ceci rend la confessionplus
détaillée, plus extérieure aussi; les satisfactions deviennentplus légères. Jusqu'au XII e
siècle l'absolution n'est qu'uneintercession où les fidèles voient de plus en plus un
pardonvéritable. 3. La confession catholique est formée lorsqu'elledevient un
sacrement, officiellement au concile de Latran (1215), etThomas d'Aquin en donne la
pleine théorie: contrition, confession,satisfaction, absolution. 4. On sait comment
Luther eut à faire porter ses premiersefforts sur les indulgences, donc sur les
questions relatives à laconfession. Lui-même fut toujours très favorable à la
confessionprivée. On peut dire que c'est un des problèmes urgents de la
piétéprotestante d'assurer aux fidèles toutes les ressources que comportele soin des
âmes, sans retomber dans l'artificiel, le mécanisme et lamagie. Le bienfait d'entretiens
poussés à fond, des conseils éclairéset d'une action spirituelle libératrice et créatrice
est choseincontestable. Préparer les pasteurs à cette activité, former unnombre
croissant de laïques ayant le don, afin qu'ils soient unsecours spirituel authentique
pour un nombre d'âmes croissant, est ledevoir permanent de l'Église. An.

