Page 1680 - dictionnaire westphal
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nécessité dupardon et du secours de l'Esprit saint, rien ne manque, c'est lesommet. Le

     Ps 32 insiste sur l'état de souffrance de l'âme quise tait et sur la nécessité de l'aveu
     qui saisit le pardon et produitune détente. La confession se fait à Dieu seul. Point de
     détails:Dieu sait; l'essentiel est de se reconnaître coupable et d'implorerle pardon avec
      un  coeur contrit.  A cette  hauteur, le  pardon est  pargrâce,  la  satisfaction  offerte  est
      d'essence spirituelle:  sacrificeintérieur  (Ps  51:18),  action  religieuse  (Ps  51:15-17).  4.

     Lorsque le peuple retrouve sa patrie et s'installe,ses peines ne finissent pas et sa vie
     n'en est pas plus fidèle. Alorson entend de grandes confessions des péchés, non plus
     individuellesmais collectives;  Esdras  déchire ses vêtements, s'arrache  lescheveux;

      Néhémie  et  le  peuple jeûnent,  couverts de  sacs  et  depoussière, et  confessent  leurs
     péchés (Esd 9:3  et  suivants,Ne  9:1  et suivants).  Esdras, entouré de ceux qui ont la
     craintede Dieu, s'humilie avec eux, pour eux. Néhémie unit la confession despéchés et

      la  louange de  Dieu--la  double confession--dans une longueprière.  Daniel  (Da  9:3  et
     suivants)  jeûne avec le  sac et  lacendre et  confesse à Dieu  les  péchés de son peuple.
     Toutes cesprières sont de même style. C'est déjà en quelque mesure le ton
     queprendront les liturgies chrétiennes. Le judaïsme devenant plus légal, on sent mieux

     la difficultéd'atteindre l'idéal. Plus on a de commandements, plus on voit
     detransgressions. L'humilité s'impose. Mais les attitudes diffèrent.Les uns sentent la
     force de la moindre prescription; Philon  (Leg.ad Caj.  16)  arrive  à  une sorte  de
     stoïcisme; d'autres, cherchantdans la loi la volonté de Dieu, cultivent la sagesse en vue
     de larécompense. Toute justification, toute bénédiction vient à qui suitla loi. La prière

     qui comprend largement l'aveu des fautes avec unefoi plus ou moins confiante, s'unit
     au jeûne. La disposition  à lapénitence se marque par la  prière et  le  jeûne. (cf.  Lu
      2)Confession  des  péchés et  contrition  se  confondent avec  l'idée  même  deconversion.

      On  en unit  la  nécessité  avec l'ère  messianique attendue:si  le  peuple ne fait  pas
     pénitence, le Messie ne peut venir (Hén.50:2 91:14, cf. Ac 3:19).B. DANS LE N.T. 1. La
     confession des péchés ouvre l'ère nouvelle avec laprédication de Jean-Baptiste. L'aveu
     consacre la repentance,laquelle est nécessaire en vue de la grande révolution qu'on
     attend.Il  faut un changement des coeurs et de la vie pour que les

     prophétiess'accomplissent dans leur véritable  sens. Jean-Baptiste ne dit  pasautre
     chose que ce que les prophètes avaient dit; mais il le faitavec originalité. Son baptême
     est le sceau de la repentance qu'ildemande. La confession personnelle, sérieuse, est

     une pièce décisivede l'action qu'il exerce. Les Pharisiens voulaient s'y soustraire
     enfaisant du baptême le signe d'une pureté déjà existante (Jos., Ant., XVIII,  5:2).  2.
     Dans l'enseignement de Jésus, deux points surtoutsont à relever: 1° D'abord, à travers
      tout  son ministère,  le  sérieuxabsolu qu'il  réclame  de  ses  disciples,  le  sentiment  du
     péché qu'iléveille en eux, la valeur qu'il attribue à l'aveu dans la repentance.L'enfant

     prodigue (Lu 15:21), le péager (Lu 18:13) ont surles lèvres la confession idéale, faite de
     douleur, d'humiliation etd'un sentiment indicible  d'indignité.  Rien d'un rite:  le
      coeurs'ouvre, la  conscience  parle,  Dieu  est  directement  cherché et  trouvé.Sa  pure
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