Page 1686 - dictionnaire westphal
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pour ceuxqui l'aiment, c'est à nous que Dieu l'a révélé par sonEsprit» (1Co 2:9,10). La
connaissance repose ainsi tout entière sur laRévélation (Jer 31:33,34,1Co 2:12,13,Eph
1:17,18); il n'est doncpas étonnant que les étapes de celle-ci marquent exactement
lesprogrès de celle-là. En Jésus-Christ, nous avons non seulement lepoint culminant
de la révélation ancienne, mais le point de départd'une révélation nouvelle. Du même
coup nous est donnée une nouvelleconnaissance: la connaissance du Dieu-Père. Cette
connaissance, nous ne pouvons l'avoir que par Jésus-Christ:«Toutes choses m'ont été
transmises par mon Père, et personne neconnaît le Fils, excepté le Père, et personne
ne connaît le Père,excepté le Fils et celui à qui il plaît au Fils de le révéler» (Mt11:27,
cf. Jn 14:6,1Jn 5:20). Bien plus, elle est inséparablede la connaissance que nous
avons de Lui, de sa personne: «Si vous meconnaissiez, vous connaîtriez aussi mon
Père...Celui qui m'a vu a vule Père...» (Jn 14:7,9). Il faut distinguer ici entre le savoir et
la connaissance. Lesavoir est un ensemble de notions purement intellectuelles,
quirestent extérieures à l'être auquel elles se rapportent. Laconnaissance, elle,
implique toujours une relation personnelle, faited'intimité et de communion, qui
dépasse les apparences pour saisir laréalité profonde et cachée. Elle est une
pénétration, une prise depossession. Connaître Dieu, connaître Christ, c'est pouvoir
avec unejoyeuse assurance dire: «Mon Père..., mon Sauveur..., mon Seigneur etmon
Dieu!». (voir Jn 20:28,Php 3:8) L'apôtre Paul n'exprime-t-ilpas admirablement
l'ambition de tout chrétien, lorsqu'il s'écrie:«Mon but est de le connaître, lui et la
puissance de sarésurrection»? (Php 3:10, cf. Jn 17:3). Cette connaissance, à cause
même de son caractère personnel, nepeut être accordée qu'à celui qui se met dans les
conditions vouluespour la recevoir. Elle suppose d'abord une attitude d'humilité. Ilfaut
que l'intelligence abdique tout orgueil et renonce à touteinitiative propre pour accepter
simplement ce qu'elle est incapablepar elle-même de trouver. «Je te bénis, ô Père, ô
Seigneur du ciel etde la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et
auxintelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants» (Mt11:25). «Nous
renversons les raisonnements qui se dressent comme unrempart contre la
connaissance de Dieu et, faisant prisonnière toutepensée, nous l'amenons à obéir au
Christ» (2Co 10:5). Cetteconnaissance exige aussi une attitude d'obéissance, de
soumissioncomplète de la volonté de l'homme à la volonté de Dieu. «Si quelqu'unveut
faire la volonté de Dieu, il connaîtra si ma doctrine est deDieu...» (Jn 7:17). «Nul ne
peut vivre dans le péché etconnaître Dieu» (1Jn 3:6). Elle réclame surtout un don total
desoi que seul rend possible l'amour. «Celui qui aime est né de Dieu etconnaît Dieu.
Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu estamour» (1Jn 4:7,8). Notre
connaissance ne peut être ici-bas que limitée etimparfaite; mais elle est susceptible de
grandir et des'épurer (Php 1:9,Col 1:9,10,2Pi 3:18). La loi de son progrèsest celle de la
sanctification elle-même: la fidélité dans lacommunion avec le Sauveur. Quand cette
communion sera devenueparfaite dans le ciel, la connaissance, elle aussi, aura atteint
laperfection. «Aujourd'hui, nous voyons comme dans un miroir,confusément; alors,

