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pour ceuxqui l'aiment, c'est à nous que Dieu l'a révélé par sonEsprit» (1Co 2:9,10). La

     connaissance repose ainsi tout entière sur laRévélation (Jer 31:33,34,1Co 2:12,13,Eph
     1:17,18); il n'est doncpas  étonnant que les étapes de celle-ci  marquent exactement
     lesprogrès de celle-là. En Jésus-Christ, nous avons non seulement lepoint culminant
     de la révélation ancienne, mais le point de départd'une révélation nouvelle. Du même
     coup nous est donnée une nouvelleconnaissance: la connaissance du Dieu-Père. Cette

     connaissance, nous ne pouvons l'avoir que par Jésus-Christ:«Toutes choses m'ont été
     transmises par mon Père, et personne neconnaît le Fils, excepté le Père, et personne
     ne connaît le Père,excepté le Fils et celui à qui il plaît au Fils de le révéler» (Mt11:27,

      cf.  Jn 14:6,1Jn 5:20).  Bien  plus,  elle  est  inséparablede  la  connaissance que nous
     avons de Lui,  de sa personne: «Si  vous meconnaissiez,  vous connaîtriez  aussi mon
     Père...Celui qui m'a vu a vule Père...» (Jn 14:7,9). Il faut distinguer ici entre le savoir et
      la  connaissance. Lesavoir  est  un ensemble  de  notions  purement intellectuelles,
     quirestent extérieures  à l'être  auquel elles  se rapportent. Laconnaissance, elle,

     implique toujours une relation personnelle, faited'intimité  et de communion, qui
      dépasse les  apparences pour saisir  laréalité  profonde et  cachée. Elle  est  une
     pénétration, une prise depossession. Connaître Dieu, connaître Christ, c'est pouvoir

     avec unejoyeuse assurance dire: «Mon Père..., mon Sauveur..., mon Seigneur etmon
      Dieu!».  (voir  Jn 20:28,Php 3:8)  L'apôtre Paul n'exprime-t-ilpas  admirablement
     l'ambition de tout chrétien, lorsqu'il s'écrie:«Mon but est de le connaître, lui et la
     puissance de sarésurrection»? (Php 3:10, cf. Jn 17:3).  Cette  connaissance, à cause
     même de son caractère personnel, nepeut être accordée qu'à celui qui se met dans les

     conditions vouluespour la recevoir. Elle suppose d'abord une attitude d'humilité. Ilfaut
     que l'intelligence abdique tout orgueil et renonce à touteinitiative propre pour accepter
     simplement ce qu'elle est incapablepar elle-même de trouver. «Je te bénis, ô Père, ô
      Seigneur  du ciel  etde  la  terre,  de  ce  que tu  as  caché  ces  choses aux sages  et

     auxintelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants» (Mt11:25).  «Nous
     renversons les  raisonnements qui se dressent comme unrempart contre la
     connaissance de Dieu et, faisant prisonnière toutepensée, nous l'amenons à obéir au
     Christ»  (2Co  10:5).  Cetteconnaissance exige  aussi une attitude  d'obéissance, de

     soumissioncomplète de la volonté de l'homme à la volonté de Dieu. «Si quelqu'unveut
     faire la volonté de Dieu, il connaîtra si ma doctrine est deDieu...» (Jn 7:17). «Nul ne
     peut vivre dans le péché etconnaître Dieu» (1Jn 3:6). Elle réclame surtout un don total
     desoi que seul rend possible l'amour. «Celui qui aime est né de Dieu etconnaît Dieu.

     Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu,  car Dieu  estamour» (1Jn 4:7,8).  Notre
     connaissance ne peut être ici-bas que limitée etimparfaite; mais elle est susceptible de
     grandir et des'épurer (Php 1:9,Col 1:9,10,2Pi 3:18). La loi de son progrèsest celle de la
     sanctification elle-même: la fidélité dans lacommunion avec le Sauveur. Quand cette

     communion sera devenueparfaite dans le ciel, la connaissance, elle aussi, aura atteint
     laperfection.  «Aujourd'hui, nous voyons comme dans un miroir,confusément;  alors,
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