Page 1681 - dictionnaire westphal
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grâce donne  le pardon  (Lu 18:14). La foi du coeurobtient le salut (Lu 7:50). Tout

     l'Évangile est là. 2° Ensuite, au moment où Jésus quitte ses disciples,la façon dont il
     met en eux son Esprit pour qu'ils puissent continuerson oeuvre et former la société
     qui se réclamera de lui, et vivra delui, son Église. Jésus pardonnait les péchés (Mr
      2:5,10);  ilappelait  à lui  les  âmes tombées et  lasses  (Mt  11:28);  ilexerçait  une action
     libératrice, chassant les esprits malins,guérissant, sauvant (Lu 19:9  et suivant). Déjà,

     envoyant sesdisciples  en mission,  il  leur  avait  donné le  pouvoir deguérir (Mt  10:1).
     Jean montre comment, dans la chambre haute, illeur confère celui de pardonner. Par
      un acte  symbolique,  soufflantsur  eux,  il  leur  donne son  Esprit  (Jn  20:23).  Et  quel

      pouvoirleur donne-t-il  ainsi?  Assurément d'abord celui  de discerner,  de liredans  les
     coeurs. Et puis surtout une puissance d'action sur les âmes,pour les aider, les délier
     (Mt 16:19 18:18) ou, si elles sontrebelles, les déclarer liées, les lier (voir ce mot). Ce
     n'est pas unprivilège restreint aux Douze, ni une charge qui se transmette, c'estle don
     spirituel conféré aux hommes de l'Esprit. C'est l'idéal: àchacun d'y tendre. C'est une

     réalité offerte; l'esprit deconsécration et de prière est là pour y amener. 3. Tout ceci se
     retrouve à l'état de choses vécues chezsaint Paul. Il  veut que les fidèles,  avant la
     communion,s'examinent et reconnaissent leur état devant Dieu (1Co 11:28,2Co13:6);

     quant à l'action qu'on exerce, il y a bien le discernement:«l'homme spirituel juge de
     toutes choses» (1Co 2:15). Et il y aun pouvoir: lier, c'est l'histoire d'Élymas (Ac 13:11)
     et du«Corinthien» (1Co 5:5). Mais ceci est du temps. Délier, c'estl'usage incessant de la
     puissance de l'Esprit dans l'apostolat:convertir (2Co 4), guérir, libérer (Ac 16:18
     20:10). Ilfaut bien noter que pour l'apôtre l'idée du don, du charisme, est àcôté des

     promesses faites à la foi en général; et le charisme estindividuel (1Co 12). Paul se sait
      apôtre  et  se  sent  l'objetd'une  grâce  et  d'une mission  particulières.  4.  L'épître aux
     Hébreux n'admet pas de pardon pour larechute après la conversion (Heb 10:26-31);

     c'est outragerl'Esprit de grâce. Il faut rapprocher ceci du péché contre leSaint-Esprit
     (Mt 12:31  et suivant) et de ce que l'épître de Jeandit du péché qui va à la mort (1Jn
     5:16); c'était dans l'Église,aux premiers temps, une question débattue que le sort des
     âmesconverties et  retombées,  dans l'idée où l'on était  d'une seulepénitence avant le

     baptême. 5. L'épître de Jacques, par contre, nous introduitdans ces milieux populaires
     de Syrie sans doute, où les  chrétiens,prenant avec simplicité  les  récits  et  les
     promesses de l'Évangile,mettaient en pratique l'intimité chrétienne et l'entr'aide. Voici
     unmalade. Il fait venir les anciens. Il a quelque chose à avouer. Lamaladie n'est-elle

     pas en rapport avec le péché? Les anciensl'oignent d'huile au nom du Seigneur. C'est
     la pratique médicale, etpeut-être un peu plus, unie à la prière. L'homme guérit. Du
     même coupil est pardonné. «Confessez-vous donc réciproquement vos fautes.»C'est la
     confession mutuelle, familière aux milieux chrétiens bienunis. 6. La 1re épître de Jean

     insiste fortement surla nécessité de se reconnaître pécheur; c'est Dieu qui pardonne à
     quiconfesse ses fautes, et qui purifie (1Jn 1:9, avec lacontrepartie: «Si nous disons que
     nous n'avons point péché...» v.10). C'est le principe énoncé dans toute sa spiritualité.
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