Page 1657 - dictionnaire westphal
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même temps que le formalisme et l'hypocrisie (v.1-8,16-23).III PARTIE PRATIQUE (Col
3:1-4:6).La mort et la résurrection du Christ, assimilées par le chrétien,sont le principe
des vertus chrétiennes (Col 3:1-4,9,10).L'apôtre en indique un certain nombre, au gré
de ses préoccupationsdu moment et de ses associations d'idées, tantôt sous la
formenégative de la défense (Col 3:5-8), tantôt sous la formepositive du
commandement (Col 3:12 et suivant).CONCLUSION (Col 4:7-18).Tychique, auquel Paul
associe Onésime, donnera aux Colossiens desrenseignements complémentaires (voir 7-
9). Après des salutations(verset 10,14) et des recommandations finales (voir 16,
18a),l'épître s'achève par une bénédiction (verset 18). 2. LA LANGUE, LE STYLE ET
LES IDÉES. 1° La langue est celle des autres lettrespauliniennes, avec des
particularités sans importance: 34 «hapax»,une certaine rareté de quelques particules,
une abondance relative determes composés, la fréquence du mot: tout. Le style
estgénéralement plus embarrassé, moins nerveux que celui des épîtresantérieures. 2°
Au point de vue des idées. Col se caractérisepar le développement de sa christologie.
Le Christ a la préexistence(Col 1:15,17), l'universelle suprématie (Col 1:17,18 2:10,15),
la divinité(Col 1:15 2:9). Son oeuvre est créatrice et rédemptrice. Sa rédemptionaune
portée cosmique (Col 1:16,17,20); elle prépare et réalisel'accomplissement de tous les
plans de Dieu.II L'authenticité et l'intégrité. 1. L'AUTHENTICITÉ. A. Les
témoignages des premiers siècles sont nombreux etcertains, à partir de Marcion et de
Justin Martyr (vers 140). B. La thèse de l'inauthenticité, émise incidemment
parEvanson (1792), a été développée par Baur (1845): Col serait un écritgnosticisant
dirigé contre l'ébionitisme judéo-chrétien du II esiècle, et destiné, en même temps, à
lui trouver un terrain d'ententeavec le pagano-chris-tianisme paulinien. En 1857,
Ewald, suivi parRenan, attribue Col à Timothée. La thèse de Baur a été reprise
parquelques rares critiques, dont les opinions se détruisent les unesles autres. C.
L'argumentation repose principalement sur lesparticularités de langue, de style,
d'idées, sur les hérésiescombattues, sur les rapports avec Ephésiens D'autres épîtres
pauliniennesont des particularités aussi importantes, et que les
circonstanceslégitiment. Les passages de Col où le style est embarrassé sontjustement
ceux où se rencontrent des notions que Paul n'avait pasencore développées (Dibelius).
Ces notions étaient d'ailleurs engerme dans les épîtres antérieures: la souveraineté du
Christ, dans1Co 15:24-28; sa préexistence, dans 2Co 8:9; (cf. Ro8:29) son oeuvre
créatrice, dans 1Co 8:6; la valeur cosmiquede sa rédemption, dans Ro 8:18 et suivant;
sa divinité, dans2Co 4:4. L'hérésie combattue dans Col est impossible àdéterminer.
C'est l'aveu de Hilgenfeld et de Weizsoecker. Ceux qui sesont crus plus habiles ont
émis à peu près autant d'avis qu'ilsétaient de critiques. Les tendances gnostiques,
vagues etmultiformes, permettent rarement des précisions de date. Leursorigines
remontent aux grands courants de syncrétisme religieux dontla plupart sont
antérieurs au christianisme. Sur l'argument tiré desrapports entre Ephésiens et
Col.,voir Éphésiens, II,1°. Sur l'authenticitéde Col nécessitée par celle de Philém.,voir

