Page 1457 - dictionnaire westphal
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l'abandon, le martyre du Fils. «Dieu prouveson amour envers nous en ce que, lorsque

     nous n'étions que despécheurs, Christ est mort pour nous» (Ro 5:8). Enfin, les motsde
     conversion, de régénération, de sanctification, reçoivent, sij'ose dire, des conditions de
     l'humanité du Christ leur contenu moralet leur impératif catégorique. «Il n'y a pas eu
     de grande repentance,de repentance radicale,  tragique, féconde, qui n'ait gravité
     autourde la croix comme autour de son axe.» (Ch. Secrétan). Puisque lachair sainte a

     existé, et qu'elle a existé à ce prix, pour un teldessein, elle est l'appel à notre
      conscience, elle  lui  dicte  lesconditions  de notre retour  à  la  filialité  divine.  Le devoir
      duracheté  du Christ  est  de  reproduire  dans sa  vie  les  qualités  du Filsde  l'Homme.

     L'incarnation de Dieu  en Christ  doit se poursuivre ennous. Aucune orthodoxie
     théologique, aucune cérémonie cultuelle nevaut, tant que «dans notre chair» nous ne
     sommes pas les imitateursdu Christ. (cf. Ro 12:1) Si les grands conciles des premiers
     siècles, au lieu  de selaisser  enivrer par la métaphysique grecque et de
     discuterpassionnément sur le mode de la divinité du Christ «hypostase incrééeau sein

     de la substance éternelle»,  s'étaient appliqués à tirer  del'incarnation du Verbe les
     leçons qu'elle contient, l'histoireecclésiastique n'aurait pas eu à enregistrer des procès
     parfois plusretentissants qu'édifiants, et les chrétiens, ramenés au devoirpratique par

     l'humanité du Christ, auraient maintenu l'Église sur leterrain moral du Royaume de
     Dieu. Alex. W.
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