Page 1454 - dictionnaire westphal
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la  chair  souffre,  dépéritet  meurt.  Dieu  est  immuable,  éternel.  Autant les  cieux  sont

     élevésau-dessus de la terre, autant les conditions d'existence céleste duCréateur sont
     élevées au-dessus des conditions d'existence terrestrede la créature. L'homme-chair,
     c'est l'homme naturel oupsychique (1Co 2:14 3:1) avec son intelligence (Col 2:18),ses
     sentiments (Ro 8:6-7), ses passions (Ga 5:24), sesdésirs poussant à l'action (Ga 5:16),
     sa volonté (Eph 2:3),son activité personnelle (Ga 5:19), son enveloppe matérielle =son

     corps (Col  2:11);  c'est l'homme naturel envisagé dans soninfériorité  tragique,  et  son
     entière dépendance  par rapport à Celuiqui  l'a créé et qui soutient sa vie (Job
     34:15,Esa 40:6,8).«L'homme n'est que  chair» (Ps 78:39) signifie: l'homme est

     unepersonnalité suspendue à la personnalité de Dieu qui fait vivre, quifait mourir, qui
      ressuscite.  Pour l'Hébreu,  dire:  «ma  chair  languitaprès toi»  est  l'équivalent de «je
     languis...»  (Ps 63:2).  Dans  le  N.T.,  la  caractéristique  est  la  même  et  nous n'y
     relevonspas plus le dualisme platonicien que dans la Bible hébraïque. Lachair, en tant
      qu'expression de  la  personnalité  humaine, n'estl'objet d'aucun jugement  moral

     défavorable. Elle est faible etbornée (Mt 26:41,Mr 14:38,Jn 8:15) et quand Paul parle
     de sa viedans la chair, il ne lui reproche rien et jamais ne la condamne commetelle.
     C'est «dans la chair» qu'il servait Dieu commepharisien (Ga 1:14) et que maintenant il

      vit  pour Christ  (Ga2:20).  Quand Jésus,  parlant  de  sa  chair,  dit  à  ses  disciples:
      «celuiqui  se nourrit  de moi  vivra  par moi»,  Il  déclare  que quiconques'assimilera sa
     personnalité partagera sa vie éternelle (Jn6:57); et quand plus tard Pierre et l'auteur
     de l'épître aux Hébreuxparleront des souffrances de Jésus et de son obéissance «dans
     lachair, aux jours de sa chair» (1Pi 4:1,Heb 5:7-9 10:20),ils donneront la preuve la plus

     haute que «la  chair»,  envisagée commel'ensemble des ressources de la personnalité
     humaine, est parelle-même, pourvu que l'Esprit la fortifie  et l'éclairé,
     parfaitementpropre au service intégral de Dieu. Jésus «venu en chair» (1Jn4:2) a pu
      dire:  «Qui  m'a vu,  a  vu  le  Père»  (Jn  14:9),  alorsqu'il  avait  été  «semblable  en  toutes

     choses à ses frères» (Heb2:17), «tenté comme nous en toutes choses, sans commettre
     aucunpéché» (Heb 4:15). 4. La chair et le péché.Paul nous avertit que le péché s'est
     emparé de la chair et l'adénaturée par le moyen d'une «transgression», d'une«violation»
     (Ro 5:14 et suivant); d'où il appert que le péchén'est pas chez lui dans là chair, et que

     les théologiens quiattribuent à un dualisme radical entre la chair et l'esprit(Sabatier) la
      croyance que la  chair,  organisme  matériel,  est  leprincipe  et  le  siège  du péché,
     comparable à la  hulê  des Grecs(Oltramare),  se trompent gravement. La façon dont

     l'apôtre parle des«oeuvres de la chair» (Ga 5:13,21) prouve que pour lui le péchén'est
     nullement relégué dans l'organisme par opposition à je ne saisquel être spirituel. La
     psychologie de Paul n'est pas dualiste, maismoniste. On a vu plus haut que l'homme-
    sarx  est pour lui commepour tous les auteurs bibliques l'homme tout entier.  Les
     allusionsqu'il a faites à la chute (Ro 5:12,21,2Co 11:3,1Ti 2:14) etl'ensemble de sa

     doctrine de l'Esprit (Ro 7 à Ro 8)montrent que pour lui l'homme-chair qui aurait pu se
     développer dansla filialité céleste et se nourrir de l'Esprit--substance divine etsource
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