Page 1417 - dictionnaire westphal
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Huguenots  persécutés comme les Israélites,  dont ilschantaient les Psaumes,

     éprouvèrent comme eux le sentiment d'avoir àsoutenir devant les peuples et les rois
     une cause qui n'était passeulement leur cause, mais où ils voyaient aussi la cause de
     Dieu.Calvin, dans ses Sermons sur Job, insiste sur le fait que celui-ciplaide sa bonne
     cause d'une mauvaise manière, alors qu'une bonnecause conforme à la vérité doit se
      défendre  par  de  bons moyens,fondés  dans la  vérité  (OEuvres,  éd.  Strasb.,  t.  33,  p.

        23SS).Ailleurs        Calvin      distingue       «les     causes       profanes       du     monde»,       les
     «causesappartenant aux prêtres»,  et «une cause de la foi»  ou «une causespirituelle»
     (Instit., IV, I 1:15). Il est donc tout naturel queles Protestants, parlant du mouvement

      de la  Réforme,  l'aientvolontiers  appelé,  à  partir,  semble-t-il,  de  1560 environ,
     «cettecause», «notre cause», «la cause», «leur bonne et juste cause», «sacause» (celle de
     Dieu), etc. (Lettre à la Reine mère en 1560, Bèze auColloque de Poissy, Testament de
     Coligny,  etc.,  etc.).  En ladésignant ainsi,  non par esprit  de contestation,  mais
     commedéfenseurs de l'Évangile dans l'injuste querelle et le terriblecombat qui leur

     étaient imposés, ils remontaient d'instinct, àtravers les martyrs de l'Église, jusqu'aux
     psalmistes  et auxprophètes,  les témoins  demeurés fidèles  malgré  tout à la
     Révélationde Jéhovah, Jn L.
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