Page 1416 - dictionnaire westphal
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restreint, personneresponsable (1Sa 22:22, 2Ma 13:4) ou circonstancesdéterminantes
     (Job 19:23, Sag 17:13): «l'idolâtrie, principe,cause et fin de tout mal» (Sag 14:27), la

     vocation de saint Paul quiest «la cause des maux qu'il endure» (2Ti 1:12). Mais l'idée
     estévidemment bien plus fréquente que le terme, tout le long desÉcritures. Les
     expressions courantes «à cause de vous» (Ro11:28), «à cause de mon espérance» (Ac
     23:6),  etc.,représentent de simples prépositions grecques équivalentes à «pour»,«en

     faveur de», etc. Dans Jn 15:25, «ils m'ont haï sans motif»serait d'un meilleur style que
      «sans  cause»,  d'autant que c'est  latrad.  de  la  Vers.  Syn. dans Ps  35:19 69:5,  textes
     cités icipar Jésus; comp. Esa 52:4, etc., et dans le n° 25 du Psautier:«Qui nuit au juste
     sans cause.» (Voir Encycl., art. Cause.) 2. La notion judiciaire de cause, c-à-d. d'affaire

     à régler  en justice,est  familière  aux auteurs sacrés;  l'hébreu possède plusieurs
     termespour l'exprimer. Dabar est la parois, exactement la «palabre»des litiges africains:
     il  s'agit  des «petites  causes», de la «causedes justes»,  etc. (Ex 18:22 23:8,De 1:17
     17:8,2Sa 15:3 etc.),quelques fois au sens plus général de «cas» (Jos 20:4). Rîb souligne

     l'idée de contestation: c'est le procès àplaider (Pr 18:17 25:9), la cause de l'étranger, du
      pauvre,  del'orphelin,  de  la  veuve (Job  29:16,Pr  22:23 23:11,Esa 1:23),  deBaal  (Jug
     6:31). évoque l'action du  juge,  dans la «c. despetits», «la c. sacrée de l'orphelin» (Pr
     29:7,Jer 5:28), oudans le défi que le second Ésaïe lance aux idoles au nom du

     vraiDieu: «Présentez votre cause, exposez vos preuves!» (Esa 41:21).Dans le  N.T.,  le
     terme grec correspondant, aïtia, désigneordinairement le «chef d'accusation» ou «motif
     decondamnation» (Mr 15:26 etc.), ou bien le sujet ou motif toutcourt (Mt 19:3,Ac 28:30
     etc.); et l'on voit aussi saint Paul,au sens pr., défendre sa cause. (Ac 24:10 26:1, etc.;

     grec apologeïsthaï ) Il suit de là que maintes victimes de l'injustice, les opprimés,les
      persécutés,  les  malheureux, les  «pauvres d'Israël»,  enparticulier  aux époques
     tourmentées de la royauté et de l'exil, setournent vers Dieu pour lui soumettre avec
     confiance  leur «cause». Cette  figure était  d'autant plus naturelle que les

      prophètesmettaient  en  scène  le  procès  de  Jéhovah avec  les  infidèles  (Os4:1,Esa
     1:18,Mic 6:2,Jer 25:31). Mais la «cause» des fidèlesélargit  plus ou moins les termes
     hébreux précités (surtout les deuxderniers), depuis le sens de «procès» jusqu'à celui de
     «parti» et d'«intérêt». David proscrit par Saül demande que Dieu défende sacause (1Sa

     24:16); le livre de Job, poème de la souffranceinjuste, porte devant Dieu la cause du
     héros (Job 5:8 35:1436:17, et aussi Job 13:18 et Job 23:4, où l'hébreu est michpât
      =justice).  Les  croyants  des  Ps  crient:  «O  Dieu,  défendsma  cause!»  (Ps  35:23 43:1
      119:154),  ou  bien  lui  rendent  grâcesde  l'avoir  défendue (Ps  9:5,  cf.  La  3:58);  notre

     Psautieren vers franc, employait encore cette expression dans Ps 7:8 10:1417:2. Les
     prophètes attendent, affirment ou annoncent que l'Éternelse charge de leur cause et
     de celle de son peuple (Mic 7:9,Jer11:20 20:12 30:13 50:34 51:36,Esa 51:22). Certains
     de cespassages sous-entendent que la cause des justes est. la même quecelle de Dieu;

     mais la «cause de Dieu» n'apparaît guère que dansPs 74:23: «Lève-toi, ô Dieu, défends
     ta cause!» et dans Ro3:4: «Tu gagneras ta cause» (citation de Ps 51:6 d'après LXX). Les
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