Page 1813 - dictionnaire westphal
P. 1813
l'aorte? Entre tous les supplices, celui de la croix était, parexcellence, le supplice
infamant: «Maudit celui qui est pendu aubois», déclarait la Loi juive à propos de la
pendaison (De21:23); à plus forte raison cette malédiction s'appliquait-elle à lacroix:
(Ga 3:13) Christ crucifié était un scandale pour les Juifs (1Co 1:23),Saul de Tarse
l'avait bien éprouvé, et l'on sait quelle importance aprise cette malédiction du
crucifiement dans la pensée de saint Paulet dans la doctrine chrétienne. Les Grecs
légers y voyaient unefolie, ne pouvant prendre au sérieux les derniers des misérables,
leplus souvent esclaves criminels, auxquels Rome réservait ce supplicebarbare. Un
citoyen romain n'était jamais condamné au crucifiement,du moins légalement; une des
plus terribles accusations portées parCicéron contre Verrès c'est d'avoir, sous sa
magistrature, faitcrucifier des citoyens romains: «Enchaîner un citoyen romain est
unforfait; le flageller est un crime; le mettre à mort est presque unparricide; que dirais-
je de la mise en croix? Il est impossible dedésigner par un terme qui en soit digne, une
telle abomination.» VoirJésus-Christ. H. H.

