Page 1751 - dictionnaire westphal
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COU
    En hébr., ordinairement  tsavvâr  ou  ôreph ; grec  trakhêlos.  Au sens pr.,  ce  terme
     s'applique à l'homme (Ge 27:16,Ca 4:4,Esa8:8 etc.) et à divers animaux (Jug 8:21,Job

     39:22 41:13).Qqfs il s'agit plus spécialement de la nuque (1Sa 4:18,Job16:12, où Vers.
     Syn. dit à tort: gorge), en particulier dans laprescription légale de briser la nuque de
      l'ânon ou de  lagénisse  (Ex  13:13 34:20,De  21:4),  manière  de les  tuer  sansverser le

     sang (comp., pour les pigeons, Le 5:8); la mêmeexpression est appliquée au chien dans
     Esa 66:3 (Vers. Syn.:abattre). --Dans les embrassades où l'on se jette au cou l'un
     del'autre (Ge 33:4,Lu 15:20,Ac 20:37), (Tob 11:9) lesbaisers sont donnés sur la partie
     lisse du cou au-dessous del'oreille, et la forme du mot hébreu (duel) indique quelques
     foisqu'ils sont donnés successivement des deux côtés. --Assuérus (Ge 45:14 46:29;voir

     Baiser) agrée la demanded'Esther  en lui plaçant son sceptre sur le cou; (Add. Est
     5:12)Judith décapite Holopherne en le frappant au cou (Jug 13 816:9); les bourreaux
     d'Antiochus suspendaient les enfants au cou deleurs mères pour les faire périr (1Ma

     1:61). --Le collier, parure au cou des femmes (Ca 1:10), insigned'autorité des princes
     (Ge 41:42,Da 5:7 etc.), devient symbolede sagesse (Pr 1:9 3:3 6:21) ou de beauté (Eze
     16:11).--Les captifs étaient souvent enchaînés par le cou (bas-relief dePersépolis;voir
     aussi fig. 108): d'où l'image de Esa 52:2; plusclaire encore est la mention par Jésus de
     la meule qu'on attachait aucou du condamné à mort dans le supplice de la noyade (Mr

     9:42et parallèle). Dans le même ordre d'idées, la main du vainqueur faitplier le cou de
     ses ennemis (Ge 49:8), ou bien il les faitcoucher face contre terre et leur met le pied
     sur la nuque (Jos10:24, cf. Ps 110:1;voir Dos, Marchepied). --Le cou qui porte le joug

     (voir ce mot), image empruntée àl'animal de labour,représente (Os 10:11) la servitude
      (De28:48,Jer  27:2,  etc.,  Sir  33:26,  Ac  15:10, litt.:mettre  un joug  sur  le  cou des
     disciples),  et la délivrance estsymbolisée par la rupture de ce joug (Ge  27:40,Esa
      10:27,Jer30:8  etc.);  la  Vers.  Syn.  perd la  vigueur de  cette  image  dans La1:14: «Les
     péchés d'Israël pèsent sur le peuple et l'accablent, lechâtiment mérité l'écrase; cette

     idée est représentée sous la figured'un joug pesant imposé sur la nuque d'un boeuf et
     lui faisantbaisser la tête; le joug est attaché au moyen de courroies solidementnouées.»
     (Reuss). --Par contre, il faut se courber sous le joug de la sagesse,porter au cou son
     carcan (Sir 6:24 51:26, cf.Mt 11:29). --Le cou raidi représente la résistance obstinée à

     Dieu(Ex 32, etc., De 10:18 31:27,2Ro 17:11,Pr 29:1,Jer 7:26,Esa 48:4, Bar 2:30,Sir
      16:11, Ac 7:51,  etc.);  tels  ceux qui  «nemettent  pas leur  cou au service  de leur
     Seigneur» (Ne  3:5,trad. litt.).  Le cou tendu manifeste aussi l'orgueil.  --Dans  (Esa
     3:16,Ps 75:6) Ro 16:4, saint Paul faitallusion à l'attitude du supplicié qui tend le cou

     au glaive: poursauver sa vie, Aquilas et Priscille ont «exposé leur tête» (litt.leur cou);
     comp. le témoignage rendu à l'épicurien Philonide dans unpapyrus d'Herculanum (250
     av. J.-C.): «Pour les plus aimés de sesparents ou amis, il serait prêt à risquer son cou.»
      C'est  fortprobablement  la  même  image  qui  inspire  Heb  4:13:  «tout  est  à  nuet à

     découvert (litt., exposé comme un cou) devant Celui à quinous devons rendre compte»;
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