Page 1615 - dictionnaire westphal
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de proposition etla vraie notion du sabbat, Mr 2:26 et suivants; ou commeformulant des
     commandements permanents, tel le sommaire de la Loi,Mr 12:29 et suivants, Mt 22:37
     et suivants, Lu 10:27. (b) Les citations commentées, voire critiquées;ex.: Mt 5:21,27,31
     etc., Ac 8:32,Ro 4:9 et suivant. (c) Les citations comparatives; ex.: Mt 12:40et suivant, Lu

     11:30,32 (application de l'histoire de Jonas àl'époque de Jésus); Ac 28:26,1Co 10:7 et
     suivant, etc. (d) Les citations interprétées par l'allégorie, tenant à la fois de l'argument et
     de la comparaison, telle la célèbrespéculation paulinienne sur la double descendance
     d'Abraham, Ga4:21-31. (e) Les citations ou réminiscences d'ordre uniquement
     littéraire, sans rapprochement formel. Ces simples empruntsd'expressions dont nos
     auteurs étaient nourris ne sont certainementpas toujours intentionnels; ceci, le plus
     souvent, reste fortdifficile à déterminer avec quelque vraisemblance. Ex: Ga
     6:16,Eph1:20, etc. La personnalité des auteurs du N.T. s'affirme avec desnuances
     psychologiques et religieuses fort utiles à préciser, dans lamanière dont chacun d'eux
     traite ses citations. Pour ne citer qu'unexemple, il est caractéristique d'observer que
     les évangilesynoptiques attribuent à Jésus une méthode d'interprétation de
     l'A.T.différant foncièrement du point de vue messianique courant. Si Matthieu,par ex.,
     ne perd pas une occasion de mettre en avant les textes où ildécouvre des prédictions,
     les paroles de Jésus lui-même ne relèventdans l'A.T. que ce qui s'applique à son
     enseignement religieux etmoral, et en donnent une interprétation aussi sobre
     quespirituellement approfondie. Entre Jésus et l'auteur du premierévangile,
     s'échelonneraient à cet égard les différents autresécrivains du N.T. Aucun d'entre eux,
     assurément, n'a pu ni voulu nouslivrer la clef d'une interprétation scientifique des

     Écritures. Ceque nous leur demandons, ici comme ailleurs, ce sont des
     lumièresd'ordre purement religieux. Scientifiquement, appliquer à Jésus toutce que
     l'A.T. disait, soit du «serviteur de l'Éternel» dans Esa40 à Esa 55, soit d'un psalmiste,
     soit de JHVH lui-même,paraît arbitraire. Mais ces rapprochements ouvrent à
     l'intuitionreligieuse des avenues que l'expérience des siècles prouvesingulièrement
     riches à explorer. Jg. M.
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