Page 1531 - dictionnaire westphal
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sont parfois portés dans les cheveux (Esa3:18  et suivants).  Vu l'importance des soins

     donnés  à la chevelure et à la barbe, laplus grossière insulte qui pourra être faite à
     quelqu'un  sera de luiraser la chevelure ou de lui couper la barbe (2Sa 10:4,5,Esa
     7:2050:6). Une chevelure rasée, une barbe coupée seront aussi un signede deuil (Jer
     7:29 16:5 48:37,Am 8:10) ou de douleur (Esa15:2). S'arracher tes cheveux et la barbe
     ou  les laisser en désordresera  l'expression  la plus vive de la tristesse (2Sa

      19:24,Esd9:3,  Add. Est  4:13).  Dénouer  les  cheveux d'une femme  seraune marque
     d'humiliation (No 5:18), qui peut être aussivolontaire (Lu 7:38). Les signes extérieurs
     du naziréat (voir ce mot) étaientl'abstention totale de vin et de la coupe des cheveux.

     Laconsécration du nazir à l'Éternel pouvait être temporaire ouperpétuelle;
      primitivement,  elle  était  temporaire  et  résultait  d'unvoeu fait  en  telle  ou  telle
     circonstance particulière (deuil, voyage,souhait à réaliser, etc.), et par lequel le nazir
     s'abstenait detoute impureté, de façon à être en contact immédiat  avec Dieu
      (No6:1,21).  Quand le  voeu était  accompli,  le  nazir  pouvait boire  du vinet  couper sa

     chevelure, qui était jetée dans le feu destiné ausacrifice d'actions de grâces (verset 18).
     Si, au cours de son voeu,le nazir contractait une souillure, par suite du contact d'un
     mortpar exemple, il devait se raser à nouveau et la périoderecommençait (No 6:9-12).

      Les offrandes de cheveux furent assez fréquentes dansl'antiquité, à cause de l'idée
     qu'une certaine partie de la vie del'homme résidait dans sa chevelure. Le sang était
     l'objet de la mêmeconception, mais les offrandes sanglantes ne purent  pas se
     mainteniravec le développement de la civilisation; tandis que les offrandes decheveux
     n'avaient rien de barbare; aussi se sont-elles maintenues àtravers les siècles et sont-

    elles même entrées dans certains rituelschrétiens comme la tonsure des prêtres et des
     nonnes (voir RobertsonSmith, Rel. Sent., IX). Avant de libérer un prisonnier, les Arabes
     coupaient un morceaude sa chevelure et la conservaient comme preuve qu'il avait été

     enleur pouvoir; ils plaçaient aussi dans leur propre coiffure lachevelure de tel ou tel
     grand chef militaire.  Ceci expliquel'histoire de Samson qui, consacré à Dieu des sa
     naissance par samère (Jug 13:6), a perdu sa force le jour où ses adversaires ontréussi
     a lui couper les cheveux  (Jug 16:17-19), lui faisant enmême temps violer ses
     promesses et perdre le bénéfice des grâcesspéciales qui s'attachaient à son voeu; la

     force revenait à Samson aufur et à mesure que la chevelure repoussait (verset 22), c-à-
    d. quel'accomplissement de son voeu rétablissait le contact avec Dieu. Bref, les cheveux
     «étaient considérés tout particulièrement commele siège des influences spirituelles,

     bonnes ou mauvaises: ainsi lelévite se rasait avant de se consacrer à Yahvé» (No 8:7)
     (Bbl.Cent.). Mais il ne semble pas possible de donner une explication trèssûre du voeu
     de saint Paul à Cenchrées où il se fit, lui aussi,couper les cheveux (Ac 18:18), à moins
     que ce ne fût Aquilas,car la construction de la phrase pourrait se rapporter à celui-ci.
     Pour marquer la dépendance de la femme vis-à-vis de l'homme,saint Paul (1Co 11:16)

     estime que la chevelure féminine est unvoile naturel qui préfigure en quelque sorte le
     voile dont il  siedaux femmes honorables de se couvrir en public; l'homme, au
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