Page 1529 - dictionnaire westphal
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confiancedans les chevaux est opposée à la foi en l'Éternel (Ps 20:833:17,Esa 30:16). Il

      y  eut  pourtant  des  exceptions,  surtout  enIsraël:  Joachaz paraît  avoir  eu  une
     nombreuse charrerie. Le roi deSyrie l'anéantit presque entièrement (2Ro 13:7). Les rois
     deJuda n'eurent jamais qu'une quantité restreinte de chars de guerre.D'où la tendance
     des derniers monarques à s'allier avec l'Egypte,dont la charrerie fut toujours puissante
     (Ge 47:17,Ex 15:19,Esa31:1,3 36:9,Eze 17:15). Cette  alliance était cherchée contre

     laSyrie et surtout l'Assyrie, qui possédait de nombreux chevaux deguerre (Na 2:8). A
     en juger par les sculptures de Ninive,ceux-ci  étaient de très belle race, rapides et
     ardents (Hab1:8). Après l'exil, les Juifs eurent des chevaux; sous Néhémie lacolonie de

     Jérusalem en possédait 736 (Ne 7:68). L'apparition ducheval de guerre semble avoir
     fortement impressionné le peuple élu;Job et les prophètes en conservent l'écho (Job
     39:22-28,Jer47:3,Za 14:20). Le cheval était  en général consacré au Soleil;  avantles
      réformes  de  Josias,  on nourrissait  dans le  temple  de  Jérusalemdes chevaux sacrés
     (2Ro 23:11).  Chose étrange, l'Arabie, qui estaujourd'hui le  centre d'élevage des plus

     beaux chevaux, n'a connu cetanimal que relativement tard. Elle ne le connaissait pas
     du temps deSaül (1Sa 15). Aux jours du 2 e Ésaïe le chameau était la seulemonture
     employée (Esa 60:6). Salomon nourrissait ses chevauxavec  de l'orge et de la paille

     hachée (1Ro 4:28).  La Bible  mentionne comme équipement des chevaux, le mors,
     labride, le fouet (2Ro 19:28,Ps 32:9 Pr 26:3,Jas 3:3,Ap 14:20),les clochettes: (Za 14:20)
     des couvertures de prix garnissaientles  chars (Eze 27:20). Ap 18:13 cite  chevaux et
     chariotsparmi les marchandises de prix jadis vendues à Babylone. Au temps del'A.T. le
     ferrage était inconnu; sur le roc il fallait ralentirl'allure (Am 6:12). La Syrie et les pays

     limitrophes possèdent aujourd'hui une racede petits et excellents chevaux. Rien ne les
     arrête, ni pente rapide,ni lit desséché  des torrents. Leur pied est très sûr, leur
     docilitéextrême,  leur ardeur et leur endurance  incroyables.  Dans  la  littérature
     apocalyptique,  le  cheval est  souvent lesymbole  d'une puissance de combat aux

     déplacements rapides etlointains  (Za 6:1,8,  Ap 6:1-8 9:7,17-19 19:14). Dans
     lasymbolique funéraire des premiers chrétiens, le cheval seul ou atteléà un  char
     évoque l'image des courses du cirque appliquée à la viechrétienne. E. D.
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