Page 1528 - dictionnaire westphal
P. 1528

CHEVAL
    Hébreu: 1. sous, cheval de char. 2. pârâch, cheval de cavalerie; on trad. souvent àtort
     par cavaliers, cf. Ge 50:9,Ex 14:9,17,1Ro 4:26,Esa 21:7,Eze26:10 27:14,Joe 2:4,Hab

     1:8. 3. rèkech, cheval rapide, rendu quelques fois pardromadaire, 1Ro 4:28,Est 8:10-
    14,Mic 1:13. 4. rammâk, jument, Est 8:10. 5. Sousâh , (même sens).Le cheval moderne
     a pour ancêtre direct le cheval sauvage, quel'explorateur russe Przewalsky a retrouvé

     sur les hauts-plateaux del'Asie centrale. D'après le naturaliste suisse Duerst, ce
     cheval,suivant la zone où il s'est acclimaté, a donné naissance à troisformes distinctes:
     1° le cheval des forêts, petit, trapu, d'où dériventle poney celtique du temps de Jules
     César, les poneys modernes et,par croisement avec le cheval des déserts, les chevaux
     sardes,corses, de la Camargue et du Frioul; 2° le cheval des steppes, moins massif,

     d'oùproviennent le  cheval européen de Halstatt,  les  chevaux grecs etromains  et les
     chevaux andalous; 3° l'incomparable cheval des déserts,  élancé,  rapide,qui  a donné
     naissance aux chevaux européens de l'âge du bronze, auxchevaux indiens et chinois et

     aux  anciens chevaux  iraniens etbabyloniens  d'où  émanent  les chevaux  persans,
     arabes et égyptiens.Le cheval arabe serait l'origine des chevaux turcs et berbères et
     dupur-sang anglais. Cette assertion est-elle exacte pour ce quiconcerne les chevaux
     turcs et berbères? Comme le cheval arabe, nedériveraient-ils pas plutôt des anciens
      chevaux iraniens  etbabyloniens?--Ce  cheval  des  déserts  fut  domestiqué  par  les

     tribuspastorales qui parcouraient les solitudes de l'Asie centrale(Mongolie, Turkestan)
     et dont les flots envahisseurs  ontsuccessivement recouvert au  cours des siècles
     l'Europe, l'AsieAntérieure et Méridionale et l'Afrique. Les invasions mongoles sontbien

     connues, les autres commencent à sortir de la pénombre et àparaître au grand jour de
     l'histoire.  Ces dernières sont le fait  destribus indo-européennes. Établies dans le
     Turkestan, elles ont dresséle cheval à la guerre et l'ont introduit dans l'Asie Antérieure
     vers2500 (Hittites), et de là en Egypte (Hyksos). --Les Israélites apprirent à le connaître
     sans doute déjà enCanaan, où l'invasion hittite avait laissé des îlots (Ge 23:3),en tout

     cas en Egypte (Ge 47:17). L'A.T. connaît surtout lecheval de guerre. Comme tel, Israël,
     peuple agricole et pacifique,n'avait pas à l'adopter. De plus la région qu'il occupait, en
      grandepartie  montueuse, ne convenait pas aux évolutions  des chars (voir  cemot).
     Seules s'y prêtaient les plaines du littoral, de Jizréel, duhaut Jourdain; les Philistins et

     les  Cananéens, qui les  détenaient,possédaient des chars de guerre:  Jabin, roi  de
     Hatsor,  en avait  à luiseul 900 (Jos 11:4,Jug 1:19 4:3 5:22).  Ils  furent
     néanmoinsvaincus par les fantassins israélites  (1Ro 20:23). Les chars deguerre
     n'apparurent en Israël qu'avec les rois conquérants. David eneut quelques-uns (2Sa

     8:4);  Salomon en accrut considérablementle nombre; il  posséda 40.000 chevaux de
     chars et 12.000 chevaux decavalerie. Il les tirait non de l'Egypte (Mitsraïm), comme le
     dit àtort le texte hébreu, mais de Musri, canton de la Syrie du N, etde Kue en Cilicie
     (1Ro 10:28,2Ch 1:16). Leurs successeursn'eurent  qu'une  charrerie et une cavalerie

     réduites. La loi mettaitdu reste le roi en garde sur ce point (De 17:16). La
   1523   1524   1525   1526   1527   1528   1529   1530   1531   1532   1533