Page 1388 - dictionnaire westphal
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CAPERNAÜM
    (grec capharnaoum ou capernaoum) On ignore la signification du mot; peut-être «village
     de Nahum»?Certains ont pensé qu'Elkos était le nom originaire deCapernaüm (Na 1:1).

     La localisation est actuellement bien établie et Capernaüm est àrechercher sur le site
     actuel de  Tell  Hoûm,  qui répondparfaitement aux données scripturaires (fig.  51).
      Capernaüm était  une ville  de  Galilée  (Lu  4:31),  au  bord dulac  (Mt  4:  13),  près  des

     frontières de Nephthali  (id.).  Il  yavait une douane (Mt 9:9) et un détachement de
     troupes avec uncenturion (Lu 7:2), parce qu'au passage de l'État d'HérodeAntipas à
      l'État  de  Philippe  (E.  du Jourdain).  D'après  saint  Jérôme,Capernaum  était  à  deux
     milles  de Corazin  (Kh. Kérazé). Tout ceciconvient  fort  bien à Tell  Hoûm  (mieux  qu'à
     Khan Minyé  auquel onavait aussi songé) et les ruines déblayées appuient

     encorel'identification. Capernaüm fut le siège de l'activité de Jésus après son retour
     deNazareth (Mt 4:13) et le théâtre de guérisons diverses (Mt8:5-17,Lu 7:2-10,Mr 1:23-
    34 2:1-12 etc.); elle est alors appelée«sa ville» (Mt 9:1). Dans la synagogue, (aujourd'hui

     retrouvée),il  enseigna souvent (Jn 6:59), mais la ville  corrompueaccueillit mal la
      prédication  nouvelle  et  s'attira  desmalédictions  (Mt  11:23,Lu 10:15)  qui  se  sont
     réalisées. Entre 665-667, un grand tremblement de terre détruisit Tibériadeet
     Capernaüm. Burchard de Mont-Sion qui visita la région au XIII esiècle pouvait dire:
     «Capernaüm, jadis glorieuse, est dans un étatmisérable, ayant à peine sept maisons de

     pauvres pêcheurs.» Desfouilles,  amorcées dès 1866 (Capitaine  Wilson,  du Survey),
     furententreprises en 1905 par une Société allem. (Kohl et Watzinger) etcontinuées par
     les RR.PP. Franciscains, qui avaient acheté leterrain.  Le P.  Orfali  (Mort  en 1926)

     dégagea une synagogue  à trois nefs(24:m 40 x 18 m 65), décorée de colonnes
     corinthiennes, précédéed'une terrasse à laquelle on accédait par deux escaliers (à l'Est
     età l'Ouest), et flanquée à l'Ouest d'un portique à colonnade, enpartie à ciel ouvert. Cet
     édifice appartient au groupe dit dessynagogues palestiniennes (Kérazé, Meiroun, Kefr
     Birîm, El-Djich) etsa décoration s'apparente à la technique qui avait cours au temps

     desSévères (II  e -III  e siècle ap. J.-C),  ce qui interdit donc d'y voirla synagogue
     construite avec l'aide du centurion (Lu 7:5).  Ilest  pourtant permis de penser que
     l'édifice aujourd'hui déblayé futélevé à l'emplacement de celui où enseigna Jésus (fig.
      52 et  53).Deux inscriptions  (araméen  et  grec),  trouvées dans la  synagogue,attestent

     elles aussi la basse époque. Au S. de la synagogue, ondécouvrit enfin une mosaïque
     octogonale qui pourrait appartenir àl'église chrétienne bâtie au IV e siècle sur la
     «maison  de Pierre».  En 614, Capernaüm échappa à la destruction perse et, en 636,
     leschrétiens et les Juifs chassés de Tibériade s'y regroupèrent, àproximité du tombeau

      de  Rabbi Tanhoum. Le  nom  actuel  de  Tell  Hoûmpourrait  donc bien  en  définitive
     provenir de la déformation d'unvocable juif (Tanhoum), mal prononcé par les Arabes

     (Tal Hoûm) etcompris Tell Hoûm par les Européens. A. P.Révision Yves Petrakian 2005
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