Page 1692 - dictionnaire westphal
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CONSOLATION
    Le terme hébreu qui l'exprime le plus souvent est le verbe nâkham, à divers modes; très
     répandu, il  signifie:  compassion, soulagement,consolation morale ou spirituelle  (Ge

     24:67 37:35,Ps 77:3,etc.). Il est souvent rendu dans le N.T. par le verbe parakaleïn et
     ses dérivés, dont le sens varie entre: exhorter, consoler,encourager, supplier (Mt
     5:4,Ro 1:12 15:4,Ac 16:9 etc.); c'estainsi que Barnabas est appelé «fils de consolation»

     ou«d'exhortation» (Ac 4:36); voir aussi Paraclet. D'autres termesexpriment la svmpa-
    thie dans le chagrin (Jn 11:29-31,1Th 5:14),l'adoucissement (Col  4:11), etc.  La
     consolation a en effet des aspects très variés. Non seulementen ce monde incapable de
     consoler (Job 16:2,Ps 69:21,Za 10:2,Ec4:1), le  croyant dans l'épreuve a besoin d'un
      Dieuconsolateur  (Ps  23:4  71:21 86:17),  mais  encore  le  peupled'Israël,  quand sa

     destinée tourne au tragique, attend le Messagerdivin qui le consolera (Esa 40:1 51:12
     61:2 etc.). Le Messie est attendu comme «le Consolateur», ou «la consolationd'Israël»
     (Lu 2:25). C'est ce programme que Jésus prend à soncompte (Lu 4:16 et suivants), les

     conditions qu'il pose étanttoutes spirituelles (Mt 5:3  et suivants).  Comme  Dieuconsole
     (2Co 7:6), Christ aussi console (2Th 2:16 etsuivant), le Saint-Esprit est le Consolateur
     (Jn 14:26); laconsolation est apportée par les Écritures (Ps 119:50), par lesapôtres
     (1Th 2: et suivant), par les fidèles (1Th 4:18);mais sa source est toujours dans l'amour

     de Dieu le Père, décrit endes comparaisons délicates et tendres: (Esa 66:13) il
     conserve,protège, bénit et fait revivre. La consolation biblique n'est pasfaite de patience
      seulement  ou de résignation,  elle  est  positive,active,  due à  une intervention  de la

     puissance divine qui s'accomplitdans la faiblesse humaine. Le passage classique sur la
      consolationchrétienne  est  l'émouvante entrée  en  matière  de  la  deuxième ép.  auxCor
     (2Co 1:3-7).
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