Page 1609 - dictionnaire westphal
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CIRCONCISION
    Opération  qui  consiste  dans  l'ablation  du  prépuce. Cette  pratique  atoujours  eu  un
     caractère religieux.  Son origine est assez obscure. Ilest possible que les Israélites

     l'aient reçue des Égyptiens qui,selon Hérodote, l'observaient, au moins dans certains
     cas. Mais iln'est pas invraisemblable de penser que ce soit le peuple hébreu quila leur
     ait transmise. Le fait qu'on utilisait parfois des pierrestranchantes pour la circoncision

     (Jos 5: 2) semble en toutcas indiquer que cette coutume était fort ancienne. D'après
     Ge 17:9-14,23-27 21:4, l'origine du rite de lacirconcision remonte à Abraham, à qui
     Dieu l'imposa comme signe del'alliance. La loi mosaïque reprend cette législation (Le
      12:3,Ex12:44-49).  Ce  dernier  texte  semble  indiquer  que la  circoncisionétait  déjà
     pratiquée par le peuple d'Israël et l'avait toujours étédepuis Abraham. Il y eut pourtant

     des périodes où le rite ne fut pasobservé: par ex., pendant le voyage au désert (Jos
     5:2,8). Ilfaut en conclure que la loi, très ancienne, de la circoncisionn'avait sans doute
     jamais  été pratiquée strictement  jusqu'àl'établissement du peuple en Canaan. Un

     passage curieux et trèsobscur semble le confirmer: Ex 4:24-26. Ce récit mystérieux
     esttrop  peu clair  pour qu'aucune  des tentatives  d'explication qui en ontété faites
     puisse être satisfaisante. De toute façon, à partir del'entrée en Palestine, la
      circoncision  s'implanta  solidement  enIsraël.  Le  terme  «incirconcis»  fut  toujours  une
     injure grave (Jug14:3 15:18,1Sa 14:6 17:26,36). La signification de cette coutume n'est

     pas très claire àl'origine. Peut-être faut-il, chez les peuples non bibliques, yrattacher
     une idée d'expiation sanglante; ce serait un hommage à ladivinité, la blessure faite à
     l'organe de la génération étant lesymbole du sacrifice  du fils  premier-né.  Peut-être

     aussi le butprincipal du rite fut-il de chercher, par un sacrifice de ce genre, àassurer
     la fécondité.  Mais en Israël,  l'idée qui domine est celled'un  acte  de purification  :  la
     cérémonie marquera le rejet d'uneimpureté qui interdit de faire partie du peuple élu, et
     le signed'une alliance  sacrée avec l'Éternel.  Il  est  en tout cas impossible,comme
     certains l'ont tenté, d'expliquer l'introduction en Israël dela c. pour une raison

      d'hygiène.  La loi  exigeait  la  soumission  à  lacirconcision  pour tous les  membres
     masculins de la communauté, lehuitième jour après la naissance. Avec le temps, cette
      règle  devintsi  rigoureuse,  que  le  sabbat même  n'était  pas  considéré  comme
     unempêchement à la circoncision.  Un proverbe juif  dit:  «La circoncisionchasse le

     sabbat.» Primitivement,  c'est le père de famille  quil'opère. Plus tard, on admit l'aide
     d'un médecin. Plus tard encore,et c'est l'usage actuel dans les communautés juives,
     un fonctionnairespécial en fut chargé. Outre les enfants mâles, les esclaves
     étaientaussi circoncis, et même les étrangers qui voulaient participer à laPâque. Déjà

     dans l'A.T., le terme de «circoncision» est employé en unsens symbolique: un «coeur
     incirconcis» est un coeur qui conserve uneimpureté réprouvée par l'Éternel (Le
     26:41,De 10:16 30:6, cf.Ac 7:51). On trouve aussi les expressions «lèvres,
      oreilles,incirconcises»  (Jer  6:10,Ac 7:51).  Dans  l'Église  primitive,  Paul eut  à soutenir

     une âpre luttecontre ses adversaires judaïsants, pour décider si les païenspouvaient
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