Page 1123 - Dictionnaire de la Bible de J.A. Bost 1849 - 2014

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— Voir: Iliade 6, 289; 23, 743. Æneid., 4, 75.
Leurs architectes étaient fort recherchés, 1 Rois 5:6; 1 Chroniques 22:4; Esdras 3:7,
— Voir: Temple.
— Aux jours de David, cette peuplade industrieuse paraît être sous la dépendance de Tyr (1015 avant J.-
C.), mais elle secoue le joug de sa rivale lors de l'invasion de Salmanéser, et elle se soumet au vainqueur:
il paraît cependant qu'elle conserva ses rois nationaux sous la domination des Syriens, comme plus tard
sous celle des Caldéens et des Perses, Jérémie 25:22; 27:3. Sous cette dernière, sa marine paraît avoir pris
un développement considérable. Elle s'émancipe sous Artaxercès Ochus, qui la reprend malgré une
opiniâtre résistance, et la détruit. Ses habitants la relèvent de ses ruines; après la bataille d'Issus, les
Sidoniens se placent sous le protectorat, c'est-à-dire sous la dépendance d'Alexandre, qui dépose Straton,
offre inutilement la couronne à deux jeunes frères, et la place enfin sur la tête d'Abdolonyme, qu'il retire
de son obscurité, pauvre, et vivant du travail de ses mains: en récompense de ses vertus il augmente
même ses états d'une partie des dépouilles des Perses. Ce petit royaume partage néanmoins les
vicissitudes de la Syrie, et finit par tomber avec elle sous la domination romaine.
— Il n'en est parlé qu'incidemment dans l'Évangile, et toujours conjointement avec Tyr, Matthieu 11:21;
Marc 3:8; Luc 4:26, etc. Dans les Actes 12:20; 27:3, nous voyons la communauté d'intérêt des Tyriens et des
Sidoniens, menacés par Hérode, et une visite de Paul aux chrétiens de Sidon, ce qui montre que l'Évangile
y avait pénétré.
— C'était encore une ville importante du temps de Méla. Aujourd'hui Saïda ou Seyde, peuplée de 8000
habitants, appartient au pachalik turc d'Acre; elle n'est pas tout à fait sans importance pour le commerce,
bien que son port, recouvert de sable, n'offre plus de grande garantie aux vaisseaux: du côté de l'est ses
fortifications subsistent encore; deux mosquées aux minarets élancés, sont les seuls édifices qui dominent
ses autres constructions; un pont de neuf arches, souvenir des croisades, unit la ville à la forteresse, bâtie
sur un rocher dans le port: derrière la ville, jusqu'au pied des montagnes, il y a des jardins magnifiques et
très productifs, arrosés par une rivière considérable qui descend du Liban et se jette dans la mer.
L'ancienne magnificence de Sidon a disparu, conformément aux prophéties, Ézéchiel 28:21,23, et ses
marchands ont cessé de sillonner les mers, Ésaïe 23:4.
Le nom de Sidon a continué de désigner la Phénicie tout entière, dont cette ville fut si longtemps le plus
glorieux représentant sous le rapport des arts et du commerce, même après qu'elle eut perdu sa
prépondérance et sa richesse; et c'est dans ce sens qu'on doit entendre ce qui est dit des marchands de
Sidon, Ésaïe 23:2, des dieux de Sidon, 1 Rois 11:5,33; 16:31; 2 Rois 23:13, des femmes de Sidon, 1 Rois 11:1,
de la langue sidonienne, Deutéronome 3:9. Quant au nom de roi de Sidon qui est donné à Ethbahal roi de
Tyr, 1 Rois 16:31, il s'explique par le fait que ces deux villes n'étaient régies que par un seul et même roi.
Les poètes grecs employaient de même dans son sens le plus absolu l'épithète et le nom de sidonien.
— Voir: encore les articles Tyr et Phénicie.
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SIHON,
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roi des Amorrhéens, refusa à Moïse le passage sur son territoire, mais fut complètement défait, et vit sa
capitale réduite en cendres, Nombres 21:21; 32:33. Deutéronome 1:4, etc. Cette victoire célébrée par un
chant de triomphe, est rappelée en plusieurs passages des Écritures et plus souvent que son importance
apparente ne semblerait le comporter, ce qui tient sans doute à ce qu'elle est un des premiers exploits du
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